Nîmes : ivre, il menace sa sœur et insulte les policiers, 16 mois de prison
Nîmes : ivre, il menace sa sœur et insulte les policiers

Un homme de 26 ans, déjà condamné à quinze reprises, a été jugé lundi 22 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour des faits de menaces de mort, outrages, rébellion, violences sur policiers et exhibition sexuelle. Les faits remontent au 7 mai à Nîmes, alors qu'il était très alcoolisé (0,58 mg par litre d'air expiré).

Menaces de mort sur sa sœur et dérapage lors de l'interpellation

Ce soir-là, le jeune homme, sorti de prison en juillet 2025, a menacé de mort sa sœur. À l'arrivée des policiers, la situation a rapidement dégénéré. Selon les forces de l'ordre, il a craché en direction d'un fonctionnaire, baissé son pantalon pour exhiber ses fesses et lancé des provocations telles que « Tase-moi le c*** », accompagnées d'insultes.

À l'audience, le prévenu a déclaré : « À part désolé, je sais vraiment pas quoi vous dire. J'étais vraiment pas dans mon état. » Il affirme ne garder aucun souvenir de la soirée, invoquant une amnésie alcoolique. Il nie avoir craché sur le policier : « Je visais ma sœur, même si je reconnais que ce n'est pas acceptable. »

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Tensions familiales et alcool : les explications du prévenu

Le jeune homme explique son comportement par des tensions avec sa sœur depuis sa sortie de prison. « Depuis, elle est bizarre. Je sais pas si ce sont les stupéfiants, les ballons ou quoi, mais elle ne supporte plus qu'on lui dise quoi que ce soit », assure-t-il. Sa mère a soutenu cette version lors des auditions.

Quant à sa consommation d'alcool, il soutient qu'il n'avait rien bu depuis plus de cinq ans. « Et là j'étais avec mes potes, on regardait le match, je sais pas ce qu'il s'est passé », poursuit-il.

Le parquet dénonce un « déferlement de violences »

Le procureur Frédéric Kocher a pointé des incohérences dans le récit du prévenu : « Ce qui questionne, c'est qu'il dit ne pas se souvenir d'avoir baissé son pantalon, mais en revanche il est sûr qu'il n'a pas craché sur le policier alors que tout se passe dans un même laps de temps. » Il a requis 16 mois de prison dont huit assortis d'un sursis probatoire, avec maintien en détention.

Me Jean-François Corral, avocat des policiers, a qualifié ce dossier de « symptomatique » d'une déviance croissante envers les forces de l'ordre. « On est l'un des pays où les forces de l'ordre sont les moins respectées », a-t-il déclaré. Il a demandé 950 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

La défense plaide les efforts de réinsertion

Me Guillaume Guttieriez, avocat de la défense, a tenté d'obtenir une peine plus clémente en rappelant les efforts de son client depuis sa sortie de prison. « J'aimerais laisser tout ce parcours derrière moi. Je fais des efforts, je n'ai plus de mauvaises fréquentations », a déclaré le prévenu.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet : 16 mois de prison dont huit avec sursis probatoire. À l'issue de l'audience, le jeune homme a été reconduit en prison.

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