Nîmes : deux colleurs d'affiches de gauche blessés dans une agression la veille du second tour
Nîmes : colleurs d'affiches de gauche blessés avant le second tour

Nîmes : une agression violente contre des colleurs d'affiches de gauche la veille du scrutin

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars 2026, à la veille du second tour des élections municipales à Nîmes, deux colleurs d'affiches de la liste de gauche "Nîmes en commun" ont été sauvagement agressés et hospitalisés. Les faits se sont déroulés aux Neuf Arcades, sur l'ancienne route d'Alès, où les militants étaient postés pour protéger leurs affiches électorales.

Une enquête ouverte pour violences en réunion

Une enquête a été confiée à la police nationale pour des violences en réunion avec une ITT supérieure à 8 jours. Les deux victimes, dont les blessures sont sérieuses, ont immédiatement porté plainte. L'agression, loin des traditionnelles escarmouches entre partis pendant les campagnes électorales, a pris une tournure particulièrement violente.

Selon le témoignage d'Olivier, l'un des quatre militants de gauche présents sur les lieux, "Ce n'est pas une rixe. Nous, on était quatre. Ils étaient une dizaine voire une quinzaine". Les colleurs de "Nîmes en commun" avaient décidé de rester sur place pour "tenir" le panneau d'affichage et empêcher que les listes concurrentes ne recouvrent leurs affiches.

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Le déroulement des événements

Vers 23 heures, un premier jeune est arrivé en voiture, téléphone à la main. Peu après, deux autres véhicules sont apparus, dont un siglé au nom de l'Usam. En sont sorties plusieurs personnes, dont un colistier de la liste de l'union de la droite et du centre "Nîmes par-dessus tout", décrit comme "très énervé" par les témoins.

Les agresseurs se sont alors acharnés sur les militants de gauche. "Le plus costaud a poussé mon ami puis l'a frappé d'un énorme coup de poing", raconte Olivier. "Il a eu des côtes cassées et l'oreille interne touchée. Dimanche, il avait encore des vertiges et est retourné à l'hôpital."

Le deuxième militant agressé, Grégory, journaliste à L'Humanité, a également été violemment frappé à coups de poing et de pied, souffrant d'une orbite touchée et d'un nez cassé. Lorsque les forces de l'ordre, alertées, sont arrivées sur les lieux, les agresseurs avaient déjà pris la fuite.

Les suites de l'agression

Les militants de la liste de l'union des droites et du centre "Tout Nîmes" qui étaient présents lors de cet affrontement ont annoncé qu'ils allaient également déposer plainte, complexifiant davantage l'enquête en cours.

Cet incident grave, survenu à la veille d'un scrutin municipal crucial, soulève des questions sur la violence politique et la sécurité des militants pendant les campagnes électorales. Les autorités judiciaires et policières du Gard sont mobilisées pour identifier et interpeller les responsables de cette agression qui a traumatisé la vie politique nîmoise.

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