Un quadragénaire condamné à une peine sévère pour agression sexuelle à Nîmes
Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict ce 15 avril 2026, condamnant un homme de 43 ans à 3 ans de prison ferme pour des faits d'agression sexuelle commis le 9 mars dans les rues de la ville. Le prévenu, identifié sous le nom de Pape et originaire de Dakar au Sénégal, est sans domicile fixe et n'avait aucun antécédent judiciaire avant cet incident.
Une agression traumatisante décrite par la victime
Hélène, une jeune femme dont le prénom a été modifié, a témoigné à l'audience, bouleversée par les événements. Elle a expliqué qu'elle se rendait à son travail dans un lycée de Nîmes après avoir pris un train retardé depuis Montpellier. Alors qu'elle marchait sous la pluie le long du boulevard Sergent-Triaire, elle a senti une main sur ses fesses, croyant initialement à une tentative de vol de son téléphone portable. L'agresseur l'a ensuite poussée et a tenté de l'embrasser de force.
Une témoin a alerté la police, permettant l'interpellation rapide du suspect, dont le parcours a été retracé grâce aux images de vidéosurveillance de la ville. Ces enregistrements montrent qu'à partir de 9 heures, l'homme a suivi plusieurs femmes dans les rues, changeant de direction à leur poursuite.
Un prévenu mutique et un comportement troublant
Devant le tribunal, Pape est resté mutique, refusant de s'expliquer sur les faits. Il n'a pas non plus demandé de renvoi de son dossier pour préparer sa défense, représenté uniquement par son avocate. La procureure a souligné son comportement inquiétant au commissariat, où il s'est déshabillé et s'est touché le sexe, évoquant une dangerosité préoccupante.
L'avocate du suspect a décrit un dossier particulier, notant que Pape n'aurait pas consommé de drogue, mais son état psychologique reste flou. Une expertise rapide n'a pas révélé de troubles mentaux, et l'homme a affirmé ne pas se souvenir des événements, avec un regard hagard lors des interrogatoires.
Une condamnation lourde et ses conséquences
La magistrate du parquet de Nîmes a requis et obtenu une peine sévère : 3 ans de prison ferme, assortis d'une interdiction définitive du territoire français et d'une inscription au fichier des délinquants sexuels. Le prévenu devra également verser 3 000 euros à la victime en dommages et intérêts.
Depuis l'agression, Hélène a modifié ses habitudes, évitant de marcher ou rentrer seule chez elle, et changeant ses trajets habituels. Elle a reconnu son agresseur lors d'une confrontation au commissariat. Pape a quitté la salle d'audience escorté par des agents pénitentiaires, sans prononcer un mot, marquant la fin d'une affaire qui a profondément marqué la communauté nîmoise.



