À Nice, trois hommes ont été jugés et condamnés pour avoir contraint un adolescent à vendre de la drogue, avant de le rouer de coups. Les faits se sont déroulés en mars 2026. Le mineur, âgé de 15 ans, avait été interpellé par la police alors qu'il vendait des stupéfiants rue Trachel. Après avoir été relâché, il a été agressé par plusieurs individus dans la rue de Villeneuve, puis traîné dans un hall d'immeuble et frappé pendant plusieurs minutes. Les médecins lui ont prescrit un jour d'incapacité totale de travail.
Des prévenus aux profils variés
Les trois accusés, âgés de 19 à 30 ans, ont contesté les faits malgré les témoignages de la victime et les images de vidéosurveillance. Le plus jeune, sans antécédents judiciaires, est présenté comme le recruteur et le chef de la bande. Il affirme avoir voulu protéger la victime, sans expliquer de quoi. Le plus âgé cumule les condamnations pour vols, dégradations et violences. Le troisième, âgé de 20 ans et originaire de la région parisienne, est déjà connu pour trafic de stupéfiants.
Des peines allant jusqu'à 30 mois de prison
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a requis des peines allant jusqu'à 30 mois d'emprisonnement et une amende de 2 000 euros pour chacun. Il a souligné la capacité de ces individus à repérer les faiblesses chez les jeunes exploités par les réseaux, les rendant prisonniers de la violence et de la fausse dette. Le tribunal a condamné José Varela Mendes à 24 mois de prison, dont six avec sursis, Hugo Martins à 18 mois avec révocation partielle d'un sursis antérieur, et Idriss Idjabou à 30 mois de prison. Des mandats de dépôt ont été délivrés.
En défense, Me Jean-Yves Garino a critiqué la sévérité des peines, estimant que le tribunal voulait faire de l'élevage hors-sol de prisonniers. Il s'est également interrogé sur les conditions de vie du mineur dans son foyer, soulignant qu'il était dehors à 23 heures. Le tribunal a néanmoins suivi les réquisitions du parquet.



