Une affaire qui secoue l'Hérault
Le séisme judiciaire provoqué par la mort de la petite Lyhanna, tuée par Jérôme Barella dans le Gers, a gagné l'Hérault. Le procureur de Béziers, Arnaud Faugère, a annoncé la réouverture d'une enquête classée visant le père de Jérôme Barella, un septuagénaire domicilié dans un village du littoral biterrois.
Deux plaintes classées sans suite
Deux fillettes avaient déposé plainte en 2013 et 2018 contre cet homme pour des infractions à caractère sexuel. Les deux procédures avaient été classées sans suite, mais l'une d'elles est désormais réexaminée en urgence par le parquet. Selon des sources judiciaires, des vérifications supplémentaires vont être menées.
La première plainte, déposée en 2013, concernait des faits subis par une fillette de l'entourage familial lors de séjours chez le septuagénaire. Une information judiciaire pour viols et agressions sexuelles aggravées avait été ouverte en 2015, mais le juge d'instruction avait placé le mis en cause sous le statut de témoin assisté en 2020, avant de rendre un non-lieu en 2021. La partie civile s'était désistée en 2022.
La deuxième plainte, datant de 2018, émanait d'une autre jeune fille dans le Tarn, pour des agressions sexuelles près de Castres. Transmise au parquet de Béziers, elle a été classée sans suite en 2020. Ce dossier est également en cours de réexamen.
Des vérifications urgentes
Le procureur Faugère a confirmé la réouverture de l'enquête pour procéder à des vérifications complémentaires, sans que Jérôme Barella ne soit impliqué dans ces affaires. Ces vérifications interviennent alors que Gérald Darmanin a demandé un contrôle du traitement des plaintes pour abus sexuels sur enfants.
Les investigations pourraient révéler d'autres surprises, notamment en raison de la saturation des cabinets d'instruction à Béziers à la fin des années 2010. Au total, neuf procédures visent Jérôme Barella, deux son frère Yannick, et deux leur père, suscitant des interrogations sur le fonctionnement de la justice.



