La famille de Louis, l’adolescent de 17 ans tué à Narbonne, privilégie la piste d’une expédition punitive après une plainte déposée par la victime une semaine plus tôt, a confié sa tante au Parisien. Le jeune homme, qui souffrait de TDAH, avait été placé à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) à la demande de ses parents pour être accompagné.
Un placement choisi par ses parents
Contrairement à certaines informations relayées depuis le début de l’affaire, Louis n’avait pas été placé par décision judiciaire. Selon sa tante, Marie-Julie Marteau, ses parents avaient eux-mêmes choisi un placement au sein de l’ASE afin qu’il bénéficie d’un accompagnement adapté. L’adolescent souffrait d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et suivait un parcours en établissement spécialisé. « La solution du placement qui a été volontairement choisie le temps qu’il trouve sa voie. Pour le mettre à l’abri, pour qu’il soit entouré », explique-t-elle.
À 17 ans, Louis préparait son avenir. « Il avait une promesse d’embauche pour les mois de juillet et août, confie la tante de l’adolescent. C’était son premier job, en restauration, à Carcassonne, ce qu’il a envie de faire ensuite. Il allait donc plutôt bien. Il avait une petite copine, comme on peut en avoir à 17 ans. »
La piste d’une vengeance
La famille privilégie l’hypothèse d’une expédition punitive liée à une précédente agression. Quelques jours avant les faits, Louis avait déposé plainte après avoir été victime de violences. « On a une hypothèse, qui reste une hypothèse, mais tout de même assez sérieuse. C’est celle de la vengeance », affirme sa tante à nos confrères. Les enquêteurs cherchent toujours à établir le mobile exact du passage à tabac. Les cinq suspects, mis en examen et placés en détention provisoire, sont poursuivis dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la mort de l’adolescent.
Des vidéos toujours diffusées
La famille déplore également la circulation persistante de vidéos de l’agression sur les réseaux sociaux. Selon la tante de Louis, certaines images montreraient les agresseurs revenir auprès de l’adolescent alors qu’il était grièvement blessé, sans prévenir les secours. « Ces images sont insupportables », confie-t-elle à nos confrères. Les parents de Louis, toujours très éprouvés, attendent désormais la suite de l’enquête et les conclusions de l’information judiciaire.



