Montpellier : 12 mois avec sursis pour menaces avec un couteau suisse
Montpellier : 12 mois avec sursis pour menaces au couteau

Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné, lundi 24 août, un homme de 57 ans à douze mois de prison avec sursis probatoire pour des menaces de mort et une agression sur un épicier de 75 ans. Les faits se sont déroulés le 1er juin dans le quartier du Val-de-Croze, où le prévenu réside. Souffrant de troubles psychiatriques et en rupture de traitement, il devra suivre des soins et ne pourra plus entrer en contact avec la victime.

Une agression pour une montre volée

Ce jour-là, en tout début d'après-midi, le prévenu s'est présenté dans une épicerie du quartier et s'en est pris au commerçant. Il a proféré des insultes et des menaces de mort tout en exhibant un couteau suisse, pour une histoire de montre volée à son frère. L'épicier, âgé de 75 ans, a réussi à quitter le local et a été secouru par un riverain alors que son agresseur le poursuivait. Le témoin a alors déclaré que l'homme « ne semble pas avoir toute sa tête ».

Une expertise psychiatrique sans appel

L'expertise psychiatrique demandée par le tribunal lors d'une première audience, le 22 juillet, a établi que le prévenu souffre de psychoses chroniques et de troubles bipolaires. Consommateur d'alcool et de drogues, il était en rupture de traitement médical. Au moment des faits, il avait cinq jours de retard sur les injections qui doivent lui être faites tous les quinze jours. Pour l'expert, « l'infraction est en lien avec ces troubles et l'arrêt du traitement ». Le rapport conclut à une altération du discernement, ajoutant de manière laconique : « l'état de la psychiatrie en France ne permet pas la prise en charge correcte de ce monsieur ».

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Le traumatisme de la victime au cœur des débats

À la barre, l'épicier et son conseil ont insisté sur le traumatisme subi. L'avocate de la victime a plaidé : « Mon client s'est vu mourir sur son lieu de travail, littéralement. Il a été poursuivi avec le poinçon du couteau ouvert par une personne qui menace de brûler le commerce qu'il ouvre chaque matin depuis 22 ans. Il est intolérable qu'un homme comme lui, âgé, vive dans la peur ».

La question du logement et de l'interdiction de paraître

Le procureur de la République s'est interrogé sur la faisabilité d'une interdiction de paraître. « Le prévenu habite à moins de 100 mètres de l'épicerie. Peut-on lui interdire de paraître dans le quartier et le priver de son logement, alors qu'il est sans ressources ? » Il a également souligné que « pendant dix ans il ne s'est pas fait connaître de la justice mais le 1er juin, il est devenu incontrôlable ». Tenant compte de la situation du prévenu et de la présence de son curateur à ses côtés, le tribunal a retenu l'altération du discernement. Il a condamné l'homme à douze mois de prison avec sursis probatoire, avec une obligation de soins, l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'interdiction de paraître dans son commerce.

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