Moha La Squale arrêté après avoir frappé deux femmes pour une Rolex perdue
Le rappeur Moha La Squale, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, sera jugé le 7 août prochain par le tribunal correctionnel de Paris pour des violences en récidive sur deux femmes. L’artiste de 31 ans a été placé en détention provisoire ce vendredi après son interpellation dans le XVIIIe arrondissement parisien, où il avait frappé une victime après avoir perdu sa montre Rolex.
Une interpellation mouvementée en plein Paris
Dans la nuit de mardi à mercredi, la police a été appelée par des voisins entendant des bruits de coups et une femme appelant à l’aide. Les forces de l’ordre ont dû forcer l’entrée de l’appartement. À l’intérieur, ils ont découvert une femme présentant de multiples traces de coups, tandis que le suspect avait pris la fuite par la fenêtre. Interpellé dans la rue, il s’est avéré être Mohamed Bellahmed, qui était alcoolisé au moment de son placement en garde à vue.
La principale victime a déclaré connaître le mis en cause depuis quelques jours et avoir passé la soirée chez lui avec une autre femme, qui avait consommé de la cocaïne avant de quitter les lieux. Ne retrouvant plus sa Rolex, Moha La Squale s’en est très violemment pris à elle. Des photographies de ses blessures montrent son visage tuméfié. La deuxième femme, identifiée, a ajouté avoir été giflée elle aussi.
Un lourd passif judiciaire
Moha La Squale, qui multiplie les condamnations, avait été condamné en juillet 2024 à Paris pour des faits de violences par conjoint ou concubin, séquestration et menace de mort, à quatre ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans. Il avait été libéré le 25 août 2025, ayant déjà effectué une partie de sa peine en détention provisoire.
L’artiste, trentenaire passé par le Cours Florent, avait sorti un premier album, Bendero, disque d’or en 2018. Son procès a été renvoyé au 7 août afin de permettre une expertise psychiatrique. En attendant, il a été placé en détention provisoire en raison du risque de réitération des faits et de pression sur les victimes.



