Le polémiste d'extrême droite Milo Yiannopoulos, connu pour ses positions proches du nationalisme blanc et son soutien à la police de l'immigration américaine (ICE), a été expulsé vers le Royaume-Uni, son pays d'origine, a annoncé samedi le gouvernement américain. Il avait été appréhendé jeudi à l'aéroport international Louis-Armstrong de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, puis expulsé le lendemain par l'ICE, selon le ministère de la Sécurité intérieure.
Un visa dépassé et un ordre d'expulsion
Entré légalement aux États-Unis le 14 mai 2019, Milo Yiannopoulos avait dépassé sa durée de séjour autorisée. Faute de s'être présenté à une audience sur son statut, il s'était vu délivrer le 22 juillet un ordre final d'expulsion, a précisé le ministère de la Sécurité intérieure.
Un soutien controversé à l'ICE
Installé depuis des années dans le pays, ce polémiste avait appelé en septembre sur X à une « immunité totale » des agents de l'ICE dans l'exercice de leurs fonctions. Cette police est chargée de mener l'offensive anti-immigration voulue par Donald Trump et s'est fait connaître pour ses méthodes jugées brutales. En janvier, deux Américains ont été tués par balle par des agents fédéraux à Minneapolis alors qu'ils s'opposaient à leur présence, provoquant une vive émotion aux États-Unis.
Des rivalités à l'extrême droite
L'arrestation de Milo Yiannopoulos a été saluée par des figures rivales d'extrême droite, comme l'influenceuse Laura Loomer, qui s'est targuée sur X d'être « la première personne à avoir signalé le fait que Milo était illégalement aux États-Unis, où il a incité à la violence contre le président (Donald) Trump ».
Dénoncé par ses critiques comme raciste et misogyne, cet homosexuel revendiqué se dit défenseur de la liberté d'expression et tient en horreur le « politiquement correct » sous toutes ses formes. Il est notamment proche du rappeur américain Kanye West, qui a vu cette année plusieurs de ses concerts interdits en Europe à cause de sa glorification d'Adolf Hitler et de ses diatribes antisémites, qu'il attribue au trouble bipolaire dont il souffre.



