Loïk Le Priol et Romain Bouvier, renvoyés devant la cour d'assises pour l'assassinat et la tentative d'assassinat de l'ancien rugbyman argentin Federico Martín Aramburú, se revendiquent eux-mêmes comme des « gentlemans fascistes ». Leur profil, révélé au fil de l'enquête, dépasse de loin la simple étiquette : ce sont des néonazis violents, issus de la mouvance de l'extrême droite radicale, avec un lourd passé judiciaire.
Un duo aux méthodes de torture
Avant de vider leurs revolvers sur l'Argentin, les deux hommes avaient déjà fait parler d'eux. Ils ont notamment torturé, lors d'une séance qualifiée de sordide, l'ancien chef de leur propre organisation violente d'extrême droite, le Groupe union défense (GUD). Cette affaire, distincte de celle du meurtre d'Aramburú, met en lumière les méthodes de ce duo à la « Orange mécanique », fait de violence et de sentiment de toute-puissance.
Un univers de violence et d'impunité
Les deux affaires, bien que distinctes, dessinent les contours d'un même univers : celui de la violence extrême et de l'impunité ressentie par ces hommes. Leur appartenance au GUD, organisation connue pour ses actions musclées, et leur autoproclamation comme « gentlemans fascistes » montrent une idéologie radicale assumée, doublée d'une propension à la torture et au passage à l'acte armé.
Le procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier doit maintenant déterminer les responsabilités de chacun dans la mort de Federico Martín Aramburú, tout en éclairant le parcours de ces deux hommes dont le passé violent a été déterminant dans leur trajectoire.



