Meta paie 16,7 milliards de dollars pour clore les poursuites sur l'addiction des mineurs
Meta paie 16,7 milliards pour clore les poursuites

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a conclu mercredi un accord avec une quarantaine d'États américains pour mettre fin aux poursuites judiciaires qui l'accusaient de rendre ses plateformes addictives pour les mineurs. L'entreprise a accepté de payer jusqu'à 16,7 milliards de dollars et de restreindre l'usage de ses applications pour les adolescents. Le projet d'accord doit encore être validé par une juge fédérale d'Oakland, en Californie.

Un accord salué par les procureurs généraux

Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a salué un accord qui « va rendre les réseaux sociaux moins dangereux pour les enfants ». Il a évoqué des « transformations massives » que Meta a consenti à effectuer « d'ici quelques mois ». Ces changements concernent directement les fonctionnalités des applications pour les utilisateurs de moins de 18 ans.

Meta a notamment accepté de limiter par défaut le temps d'écran des mineurs. Dans les six mois, les adolescents des États concernés seront limités à deux heures par jour sur Instagram et Facebook, cumulées à deux heures par jour. Cette mesure vise à réduire l'usage excessif des plateformes.

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Blocage nocturne et notifications coupées

L'accord prévoit également la mise en place d'un mode « nuit » par défaut. Ce mode bloquera l'accès des 13-18 ans aux réseaux sociaux de Meta entre minuit et 6 heures du matin, à l'exception de la messagerie. Les notifications des réseaux sociaux de Meta seront aussi coupées pour les mineurs pendant les heures de classe.

Ces conditions pourraient se durcir, avec une limite d'une heure par jour et un blocage de 22 heures à 7 heures, si Snap, TikTok et YouTube se soumettent aux mêmes règles. Une telle évolution dépendrait donc de l'alignement des autres grandes plateformes.

Masquage des likes et contrôle parental

Les compteurs de « likes » seront masqués et les filtres imitant la chirurgie esthétique désactivés. Ces mesures visent à réduire la pression sociale et les effets négatifs sur l'image corporelle des adolescents.

Seul un parent, dont le compte devra être relié à celui de l'adolescent, pourra assouplir tous ces réglages. Un auditeur indépendant vérifiera leur application. L'accord doit encore être validé par une juge fédérale d'Oakland, en Californie, pour entrer en vigueur.

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