Menaces de mort à Alès : 15 mois de prison pour un voisin violent
Menaces de mort à Alès : 15 mois de prison pour un voisin

Le tribunal correctionnel d'Alès a condamné, lundi 17 août, un homme de 46 ans à 15 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt. Il était poursuivi pour avoir menacé de mort des voisines dans le quartier de La Royale, à Saint-Martin-de-Valgalgues, dans le Gard. Le jugement impose également une interdiction de séjour à Saint-Martin-de-Valgalgues pendant trois ans.

Des menaces proférées avec un couteau

Les faits se sont déroulés en début de soirée du 15 août. Une riveraine, qui s'adressait à son fils depuis chez elle, a été insultée et menacée de mort par un homme armé d'un couteau. Selon le récit, il a lancé « si tu sors, je te plante » avant de jeter des pierres et des morceaux de verre en direction des fenêtres. Une adolescente de 15 ans et sa mère, vivant dans la même rue, ont également été visées par les mêmes menaces.

Un prévenu qui nie les menaces

Interpellé par les gendarmes, l'homme, en état d'ivresse, a été placé en garde à vue puis jugé en comparution immédiate. Devant le tribunal, il a nié les menaces de mort, ne reconnaissant que des insultes. Le président Simon Lanes a souligné que « votre version est mise à mal par l'enquête de voisinage ». Le prévenu a présenté ses excuses : « Je m'excuse du fond du cœur. Vous n'avez pas idée comme je regrette… » Il compte six mentions sur son casier judiciaire et venait d'apprendre que sa peine de six mois de prison, prononcée en novembre 2025 pour avoir menacé la directrice de l'école de sa fille, avait été mise à exécution.

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Une obligation de déménager requise

Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a noté que la « seule parole discordante » dans ce dossier était celle du mis en cause, et que « les menaces, tout le monde les a entendues, sauf lui ». Il a ajouté : « Monsieur ne manque pas d'imagination pour faire peur ! C'est la figure de terreur du quartier. Il est insupportable. » Il a requis 15 mois de prison, dont trois avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt, ainsi que des interdictions de contact et de paraître aux domiciles des victimes, « c'est-à-dire une obligation de déménager ».

Une interdiction de séjour ordonnée

Me Euria Thomasian, avocate de la défense, a déclaré qu'elle ne « va pas vous plaider l'implaidable », soulignant que son client, « aujourd'hui, il est à jeun, il s'excuse, il fait amende honorable… mais ça ne suffit pas à monsieur le procureur ». Elle a plaidé pour une peine moins lourde, arguant qu'« il n'y a pas d'approchements physiques, de mise à exécution de ces menaces ». Pendant la délibération, les victimes, arrivées récemment à La Royale, s'interrogeaient sur leur avenir dans le quartier. La décision du tribunal les a rassurées : 15 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, mandat de dépôt, interdictions de contact et de paraître aux domiciles des parties civiles, et une interdiction de séjour à Saint-Martin-de-Valgalgues pendant trois ans.

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