Mehdi Kessaci : la piste de l'erreur de cible prend de l'ampleur dans l'enquête
Cinq mois après l'assassinat de Mehdi Kessaci, le jeune frère d'Amine Kessaci - militant contre le narcotrafic devenu quatrième adjoint à la mairie de Marseille - les enquêteurs de la police judiciaire marseillaise et de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO) privilégient désormais l'hypothèse d'une erreur de cible. Selon les informations exclusives du Parisien et de la Provence, cette nouvelle orientation remet en question les premières suppositions d'un « assassinat d'avertissement ».
Une méprise tragique qui dure depuis plusieurs jours
Les éléments recueillis par les enquêteurs suggèrent que les tueurs auraient pu suivre, sans le savoir, le petit frère d'Amine Kessaci pendant plusieurs jours avant de passer à l'acte. Cette méprise tragique prend une dimension particulière lorsque l'on sait qu'Amine Kessaci vivait sous protection policière depuis des mois en raison de menaces sérieuses. Les sources policières citées par la Provence appellent cependant à la plus grande prudence dans l'interprétation de ces nouvelles informations.
Six mises en examen dans une enquête sensible
Fin mars dernier, dix personnes avaient été interpellées dans les régions de Marseille et de Montpellier dans le cadre de cette enquête particulièrement sensible, suivie de près par le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Parmi ces interpellations, cinq hommes et une femme ont finalement été mis en examen, soupçonnés d'avoir participé activement à l'organisation logistique du crime. Cette procédure judiciaire marque une étape cruciale dans l'élucidation de ce dossier complexe.
Un choc national et un contexte familial dramatique
Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci, âgé de seulement 20 ans, avait été abattu de plusieurs balles en plein après-midi dans le centre-ville de Marseille, provoquant un véritable choc à l'échelle nationale. Cette tragédie s'inscrit dans un contexte familial déjà profondément marqué par la violence, puisque la famille Kessaci avait déjà perdu Brahim, le grand frère, tué en 2020 dans un règlement de compte lié au narcotrafic.
Le procès des assassins présumés de Brahim Kessaci, parmi lesquels figure Karim Harrat - soupçonné d'être le commanditaire et récemment condamné pour un double assassinat - se tiendra à l'automne prochain, ajoutant une dimension judiciaire supplémentaire à ce drame familial qui continue de résonner dans tout le pays.



