Assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille : la thèse de l'erreur sur la personne se confirme
Mehdi Kessaci tué par erreur : la thèse se confirme

Six mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, les enquêteurs considèrent désormais comme hautement probable que le jeune homme de 20 ans ait été tué par erreur lors d’une opération visant en réalité son frère Amine Kessaci, militant écologiste engagé contre les narcotrafiquants. Selon plusieurs sources proches du dossier citées ce mercredi, les tueurs se seraient « trompés de cible », confirmant une information du journal Le Monde.

Un crime qui avait suscité une vive émotion politique

Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci avait été abattu de plusieurs balles en plein après-midi dans une rue de Marseille. Totalement inconnu de la police et sans lien avec le trafic de drogue, sa mort avait provoqué une forte réaction politique. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait alors dénoncé un crime d’intimidation constituant « un véritable point de bascule », tandis que le président Emmanuel Macron et plusieurs membres de l’exécutif avaient également réagi.

« Une certitude pour les enquêteurs »

D’après une source proche de l’enquête, « c’est une certitude pour les enquêteurs » : l’erreur serait liée à un numéro de téléphone attribué à Amine Kessaci mais utilisé en réalité par son frère Mehdi. Ce numéro aurait été transmis par les commanditaires, qui n’ont pas encore été formellement identifiés, à l’équipe chargée de l’assassinat.

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Une première source judiciaire évoquait encore le 21 avril une hypothèse étudiée « avec la même priorité que les autres, et sans que ce soit une piste "privilégiée" pour autant ». Depuis, les investigations ont permis de consolider cette thèse, les enquêteurs attribuant le meurtre à la DZ Mafia, organisation marseillaise impliquée dans le narcotrafic, selon une autre source proche du dossier.

Dix suspects interpellés en mars

Dans cette affaire, dix personnes (huit hommes et deux femmes) avaient été interpellées mi-mars dans la région marseillaise et dans l’Hérault. Les suspects sont soupçonnés d’avoir participé à la « logistique » ayant permis la préparation de l’assassinat, selon des éléments communiqués à l’AFP en mars.

L’enquête se poursuit sous l’égide du Pnaco

L’enquête est conduite par le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), juridiction créée en janvier et chargée de ce dossier lié au crime organisé marseillais. Les investigations se poursuivent pour identifier les commanditaires et établir les responsabilités exactes dans ce qui apparaît désormais comme une tragique erreur.

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