Me Battikh avocat de la famille de la Tiktokeuse de Saint-Gilles
Me Battikh avocat de la famille de la Tiktokeuse de Saint-Gilles

L'avocat pénaliste parisien Me Mourad Battikh a confirmé ce mardi 18 août 2026 qu'il représente désormais la famille de la jeune femme disparue à Saint-Gilles, dont le corps a été retrouvé dans les vignes. Il annonce une série de plaintes pénales contre les personnes ayant divulgué l'identité et les photos de la victime.

Une intervention confirmée auprès de la famille

Me Battikh a indiqué à notre rédaction qu'il intervenait officiellement en tant qu'avocat des parties civiles. Il en appelle au calme sur les réseaux sociaux et précise que des plaintes vont être déposées contre ceux qui ont révélé l'identité de la victime présumée de l'assassinat et publié des commentaires contestables.

« Ce que je demande, c'est le silence autour de l'enquête et le respect autour du deuil. Il y a une famille derrière ce fait divers », a déclaré Me Battikh.

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Le rôle de l'avocat de la partie civile

Interrogé sur son rôle, Me Battikh explique : « Mon rôle est simple : faire en sorte que la famille ne subisse pas l'enquête, mais y participe. Concrètement, j'ai accès au dossier, je peux solliciter des actes d'investigation, contester ceux qui manqueraient, et être présent à chaque étape de la procédure jusqu'au procès. La partie civile n'est pas un spectateur : c'est une partie à part entière, qui porte la voix de la victime là où elle ne peut plus parler. »

Il ajoute : « Et puis il y a l'autre versant, moins visible : accompagner des proches dévastés, leur expliquer ce qui va se passer, les protéger de ce qui se dit dehors. »

Des plaintes pour publications en ligne

Me Battikh précise que des plaintes sont en cours de préparation : « Ce n'est pas une hypothèse, c'est en cours. Nous procédons actuellement au recensement et à la conservation des preuves : constats, captures horodatées, identification des comptes. Ce qui s'est déversé en ligne ces derniers jours sur une femme assassinée et sur sa famille n'a rien d'une opinion, c'est de la cruauté gratuite, et une partie de ces publications tombe sous le coup de la loi pénale. »

Il ajoute : « Chaque contenu fera l'objet, selon les cas, d'un signalement, d'une demande d'identification de son auteur et d'une plainte. Je veux être très clair ; effacer un post n'efface pas l'infraction, et l'anonymat en ligne n'existe pas face à une réquisition judiciaire. »

Concernant la qualification juridique, Me Battikh estime qu'il s'agit « d'atteinte à la vie privée, au droit à l'image, et surtout au respect dû aux morts ». Il rappelle qu'« un réseau social n'est pas un espace de non-droit, ni un cercle privé ».

Une enquête confiée à la SR de Nîmes

Me Battikh évoque le dossier : « Une femme de 29 ans a été tuée et son corps abandonné dans des vignes : l'enquête est confiée à la section de recherches de Nîmes sous l'autorité du parquet, et j'ai confiance dans ce travail. Mon rôle est de veiller à ce qu'aucune piste ne soit négligée et qu'aucun délai ne soit subi. »

Il conclut : « Ce que je demande, c'est le silence autour de l'enquête et le respect autour du deuil. Il y a une famille derrière ce fait divers, et elle lit tout. »

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