Cérémonie du souvenir pour le cessez-le-feu en Algérie
Jeudi 19 mars, une cérémonie solennelle s'est tenue pour commémorer la signature du cessez-le-feu en Algérie du 19 mars 1962. Présidée par Claude Blot, l'événement a rassemblé une assistance nombreuse, incluant les membres du comité de la Fnaca de la vallée de la Lémance, ainsi que des élus, anciens et nouveaux.
Un devoir de transmission mémorielle
Dans son intervention, la maire Marie Costes a insisté sur l'importance cruciale du devoir de transmission mémorielle, particulièrement à une époque où les anciens combattants disparaissent progressivement. « Une transmission sur une guerre plurielle et complexe pour une mémoire apaisée », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité de préserver cette histoire pour les générations futures.
Les messages officiels du comité national de la Fnaca et du ministre de tutelle ont été lus par Claude Colombet, secrétaire du comité local, et Éric Bruyères, adjoint au maire. Ces lectures ont ajouté une dimension institutionnelle à la cérémonie, rappelant le soutien des autorités à cette démarche commémorative.
Hommage à un ancien éclaireur
Après le dépôt de gerbe et une minute de silence respectueuse, le moment fort de la cérémonie a été la remise de la médaille de Reconnaissance de la Nation à Jacques Casagrande. Mobilisé en mars 1959, ce jeune appelé a rejoint l'Algérie en mai 1960, où il a servi comme éclaireur au sein d'une unité combattante dans les Aurès.
Son engagement a duré jusqu'au 15 août 1961, date à laquelle il a été libéré de son unité. Cette distinction honorifique reconnaît son service et son sacrifice durant cette période complexe de l'histoire, mettant en lumière le rôle des individus dans les conflits passés.
Cette cérémonie a ainsi permis de rendre hommage non seulement à Jacques Casagrande, mais aussi à tous les anciens combattants, en perpétuant leur mémoire dans un esprit de paix et de réconciliation.



