Matricide dans les Hauts-de-Seine : portrait ambivalent de la victime au procès
Matricide aux Hauts-de-Seine : portrait ambivalent de la victime

Un meurtre dans un appartement insalubre

Le 18 janvier 2023, Nicolas F., colocataire de Virginie C., découvre son corps sans vie dans l'appartement de Malakoff. La victime, âgée de 52 ans, a été poignardée à mort, vingt coups de couteau au total. Elle gisait pieds nus, en pyjama, face contre terre. « J'ai vu du sang sur un mur du hall d'entrée. Puis je l'aperçois, allongée sur le ventre. Je la retourne, je vérifie s'il y a encore un pouls, mais il n'y en avait plus », témoigne-t-il devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine.

L'appartement était dans un état d'insalubrité avancé : des canettes de bière forte partout, de la résine de cannabis sur le canapé. Les livraisons de stupéfiants rythmaient le quotidien de cette femme diagnostiquée bipolaire. Ses crises affectaient régulièrement son entourage.

Un portrait contrasté de la mère

Au procès de son fils Aloys, accusé de matricide, les proches de Virginie C. brossent un portrait ambivalent. D'un côté, elle est décrite comme une mère aimante, terrassée par la maladie bipolaire. De l'autre, comme une figure maternelle défaillante et toxique. Les témoignages se succèdent, révélant une personnalité complexe et des relations familiales tumultueuses.

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L'accusé, lui, reste silencieux. La défense plaide la légitime défense ou l'altération du discernement liée à la maladie mentale de la mère. Le verdict est attendu dans les prochains jours.

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