Un adolescent de 17 ans, admis aux urgences ce week-end après avoir consommé du protoxyde d'azote, a été retrouvé mort à son domicile mardi, soit le lendemain de sa sortie de l'hôpital, a-t-on appris mercredi de source policière. Sans pouvoir établir de « corrélation définitive » à ce stade, la source policière souligne que « l'adolescent semblait bien à sa sortie d'hôpital » et a été retrouvé en « arrêt cardio-respiratoire à son domicile », situé à la Castellane, une des cités des quartiers nord de Marseille.
Le gaz hilarant, un danger pour la santé
Le protoxyde d'azote, ou « gaz hilarant », utilisé par de plus en plus de jeunes comme une drogue euphorisante, peut avoir des conséquences graves pour la santé : maux de tête, vertiges, mais aussi problèmes neurologiques, cardiovasculaires ou psychiatriques. « En cas de prises répétées et/ou en grande quantité », inhaler du protoxyde d'azote « peut entraîner une dépendance ainsi que des complications sévères, parfois irréversibles, sur le système nerveux et le système cardiovasculaire », avertissaient récemment les autorités de santé.
Des précédents et une législation en préparation
En novembre 2025, une jeune fille de 18 ans avait été retrouvée morte à Roubaix (Nord) et plusieurs cartouches de protoxyde avaient été découvertes sur place. En juillet, le parlement a définitivement adopté un projet de loi, dit Ripost, qui prévoit notamment l'interdiction générale de la vente de protoxyde aux particuliers, avec une entrée en vigueur prévue au 1er février 2027.
Actuellement, le protoxyde d'azote est vendu en supermarché et sur Internet pour un usage alimentaire, comme gaz propulseur dans les siphons à chantilly, ou utilisé en médecine pour ses propriétés antidouleur. La vente aux particuliers sera donc interdite à partir de 2027, une mesure visant à endiguer ce fléau sanitaire.



