Marche blanche maintenue à Nice malgré tensions : hommage aux victimes de la fusillade
Marche blanche maintenue à Nice malgré tensions

Une marche blanche sous tension

Ce samedi 23 mai 2026, une petite centaine de personnes s'est mobilisée pour honorer Adilson et Ahmed, tués lors de la fusillade du 11 mai dans le quartier des Moulins à Nice. La marche, initialement annoncée comme annulée par Nourredine Debarri, président de l'association Nouvelles Méthodes Solidaires 06, a finalement eu lieu après l'insistance des participants. « Les roses sont là, elles vont pourrir », a lancé une habitante, poussant le cortège à se maintenir.

Un hommage malgré les controverses

Le parcours, du Stadium à la place des Amaryllis, s'est déroulé sous tension. Des voix s'étaient élevées sur les réseaux sociaux pour dénoncer une médiatisation excessive, évoquant un « boycott ». Nourredine Debarri a concédé : « Par respect pour les défunts et victimes, on continue. » Les participants ont déposé des fleurs devant le Palais sucré, lieu du drame où Adilson, 39 ans, et Ahmed Nhacha, 57 ans, ont perdu la vie.

Un contexte de violence et de trafic

La fusillade, qualifiée de « narcohomicide » par le procureur Nicolas Bessone, a fait deux morts et six blessés. Le tireur, armé d'un pistolet-mitrailleur, a ouvert feu à 15h30, touchant des personnes qui prenaient un café. Bacha Kamel, l'un des blessés, a décrit l'attaque comme un attentat. Les autorités évoquent une guerre territoriale pour le contrôle du trafic de stupéfiants.

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Interpeller l'État

La marche visait aussi à interpeller l'État sur l'insécurité quotidienne. Nourredine Debarri a demandé un arrêt devant le poste de police municipale pour symboliser cette revendication. « Le but c'est d'être uni et de montrer aux dealers qu'on en a marre de ça ! » a-t-il lancé. Une marche blanche organisée par les familles est attendue ultérieurement.

Un traumatisme persistant

Parmi les participants, un homme de 36 ans, déjà présent lors d'une précédente fusillade en octobre 2025, a témoigné : « J'étais là en octobre. Mon ami a pris une balle. » Il déplore le manque de moyens policiers et la persistance du trafic. « Dans deux semaines, il n'y aura plus rien. C'est ça le problème. » Le traumatisme reste vif dans ce quartier marqué par la violence.

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