Lyon : hommage d'ultradroite à Quentin Deranque, saluts nazis signalés à la justice
Lyon, le 21 février 2026. Une marche en hommage au militant identitaire Quentin Deranque, décédé le 14 février des suites de blessures reçues lors d'une rixe le 12 février, a rassemblé environ 3 200 personnes samedi après-midi, selon la préfecture du Rhône. L'événement, organisé par Aliette Espieux, ancienne porte-parole de la Marche pour la vie et fondatrice de Génération pro-vie, a conduit les autorités à saisir la justice en raison de saluts nazis exécutés et d'insultes racistes et homophobes proférées pendant le cortège.
Un défilé sous haute surveillance policière
Le cortège, composé de nombreux militants d'ultradroite, a défilé dans le calme sous la surveillance d'un important dispositif policier. Des banderoles proclamant « Justice pour Quentin » et « L'extrême gauche tue » côtoyaient des drapeaux tricolores, tandis que les manifestants scandaient des slogans tels que « Antifas assassins », « LFI complice » ou encore « Jeune Garde en prison ». La région Auvergne-Rhône-Alpes, dirigée de fait par Laurent Wauquiez des Républicains, avait déployé un large portrait du jeune homme sur sa façade pour l'occasion.
Réactions politiques et internationales
Dimanche, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé la convocation par la diplomatie française de l'ambassadeur américain en France, Charles Kushner, après des propos de l'administration de Donald Trump commentant la mort de Quentin Deranque. « Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier, à recevoir de l'internationale réactionnaire », a-t-il fustigé. Cette démarche souligne les tensions diplomatiques liées à cet événement controversé.
Contexte de la mort de Quentin Deranque
Quentin Deranque est mort le 14 février 2026 des suites de blessures subies lors d'une rixe survenue le 12 février. Sa disparition a suscité une mobilisation significative au sein des milieux d'extrême droite, transformant son hommage en un rassemblement politique chargé de symboles et de provocations. Les autorités locales restent vigilantes face aux risques de débordements et aux implications judiciaires des incidents signalés.
Cet événement met en lumière les clivages politiques profonds en France, notamment autour des questions d'identité et de violence. La réponse des institutions, tant au niveau national qu'international, reflète la sensibilité accrue face aux manifestations d'extrémisme et aux discours de haine.



