Relaxé mais toujours derrière les barreaux
Ce mardi, l'ancien maire de Roquebrune-sur-Argens, Luc Jousse, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Draguignan dans l'affaire d'organisation frauduleuse d'insolvabilité. Extradé depuis la Géorgie début mars, il était poursuivi pour avoir tenté de se soustraire au paiement de 300 000 euros de dommages et intérêts, dus depuis 2022 dans le cadre de l'affaire du restaurant « Les Templiers ».
Des mouvements financiers suspects
Les enquêteurs ont mis en lumière de nombreuses discordances dans les comptes de l'ancien édile entre 2016 et 2020, notamment des virements vers le Québec et la Thaïlande, une donation de parts de SCI à son fils, et un train de vie jugé fastueux. Pour l'accusation, ces éléments prouvaient une anticipation de la condamnation.
La procureure Adeline Réau a souligné que malgré ses problèmes de santé allégués, Luc Jousse voyageait du Canada à la Russie, jusqu'à son arrestation en Géorgie alors qu'il skiait.
Une défense pugnace
L'avocate de Luc Jousse, Me Barbara Balestri, a contesté point par point les accusations, arguant que les mouvements financiers étaient antérieurs à la lourde condamnation de 2022 et que l'élément intentionnel n'était pas démontré. Elle a également rappelé que son client avait lui-même fait appel de la première condamnation en 2019, qui n'était que de 10 000 euros.
Luc Jousse a affirmé sa volonté de rembourser sa dette dès qu'il percevrait sa retraite, prévue à 2 000 euros par mois à partir d'octobre 2026, et a proposé de céder sa Porsche cabriolet de collection.
Un feuilleton judiciaire loin d'être terminé
Malgré cette relaxe, Luc Jousse a regagné sa cellule à la maison d'arrêt de Grasse, où il purge deux peines de 18 mois chacune pour escroquerie, prise illégale d'intérêts et favoritisme, dans la même affaire du restaurant. Son avocate a indiqué qu'il ferait appel de ces décisions.



