Le feuilleton des Jeux olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes connaît un nouveau rebondissement. Nice, initialement désignée capitale de la glace, pourrait perdre l'organisation des trente matchs de hockey masculin, mais conserverait le reste des épreuves sur glace. C'est ce qu'a annoncé le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, à l'issue d'un échange avec le président de la Région Sud, Renaud Muselier.
Un coût jugé trop élevé
Le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) estime que la construction d'une patinoire temporaire pour le hockey masculin à Nice est trop onéreuse. « Ils vont donc lancer un appel à candidatures pour voir si le hockey masculin pourrait se faire ailleurs », a déclaré Éric Ciotti. En revanche, le hockey féminin resterait bien à Nice, au palais des Expositions, ainsi que toutes les autres épreuves de glace.
Le Cojop a confirmé cette orientation dans un communiqué, précisant que les analyses techniques et financières ont mis en évidence les limites des options niçoises. « Le Cojop a pris la décision d'élargir ses investigations en étudiant la mobilisation d'équipements existants, dans d'autres grandes métropoles comme Lyon ou Paris », indique le texte.
Lyon et Paris en lice
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a déjà proposé d'accueillir l'ensemble du pôle glace, avec le hockey à la LDLC Arena, qui accueillera les Mondiaux 2028. Paris s'est également invité dans la course via Paris Entertainment Company, qui exploite l'Accor Arena et l'Adidas Arena. Un « gros lobbying » est en cours, selon Éric Ciotti.
Le projet initial remis en cause
Le nouveau maire de Nice a exprimé son opposition à la couverture temporaire du stade Allianz Riviera, solution initialement prévue pour le hockey masculin. « J'avais exprimé mon opposition totale au fait qu'on l'utilise. D'autant qu'au fil des discussions, j'ai compris que beaucoup de choses avaient été dissimulées par la précédente équipe municipale », a-t-il affirmé. Selon lui, l'Allianz aurait été bloqué « quasiment pour une saison entière », ce qui aurait été préjudiciable pour l'OGC Nice.
Une autre option, l'installation d'une patinoire provisoire au stade Marcel-Volot aux Arboras, a été jugée trop coûteuse, avec un surcoût estimé à 32 millions d'euros par le Cojop, contre la moitié selon la Ville.
Un compromis en vue
Éric Ciotti se dit « satisfait que l'essentiel des Jeux olympiques reste à Nice ». Il reste convaincu qu'une solution pourra être trouvée pour conserver l'intégralité des épreuves, bien que cette option ne soit pas la plus probable actuellement. Le président du Cojop, Edgar Grospiron, a indiqué que les analyses conduisent à se tourner vers des équipements existants, plus adaptés et plus sobres.
Les solutions seront présentées au bureau exécutif du Cojop le 11 mai, et la carte définitive des sites olympiques sera dévoilée fin juin. D'ici là, le feuilleton Alpes 2030 pourrait encore connaître de nombreuses péripéties.



