Licenciement contesté à l'Espace Mosaïque : soutien à une salariée
Licenciement contesté à l'Espace Mosaïque

Une dizaine d'adhérents et bénévoles de l'Espace Mosaïque se sont rassemblés ce mardi 5 mai à 15 heures devant le centre socioculturel de Courçon pour exprimer leur soutien à une animatrice licenciée le 27 avril dernier. Ils contestent les méthodes employées par la direction, tout en reconnaissant ne pas remettre en cause le motif du licenciement.

Un soutien unanime pour une salariée de longue date

Les manifestants, tous membres actifs du centre, ont tenu à préciser leur position : « Nous ne critiquons pas la raison mais la méthode de licenciement. On ne met pas une personne sur le carreau comme ça », ont-ils déclaré. Geneviève Faivre, l'une des porte-parole du mouvement, a ajouté : « C'est une personne qui était là depuis dix ans sans la moindre critique. Un avertissement suffisait si la raison est justifiée. »

Le soutien est apporté à Pauline Bordessoule, recrutée le 26 mai 2016 en tant qu'animatrice multimédia et référente jeunesse pour les 11-17 ans. Son licenciement pour harcèlement moral est contesté par l'intéressée, qui évoque plutôt « de la mauvaise entente ». Elle souligne : « Malgré des entretiens annuels qui ont toujours bien noté mon travail et mon comportement, je me retrouve sur le banc des accusés, sans travail, plus de salaire depuis ma suspension conservatoire, pas d'indemnité de licenciement car faute grave, vraiment au plus mal de cette décision. »

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La direction se défend

De son côté, Grégory Billaud, directeur du centre, a qualifié le mouvement de « pitoyable et diffamatoire », rappelant le caractère confidentiel de la procédure. Sylvie Delplanque, coprésidente du centre, a renchéri : « Nous parlons d'une personne qui ne fait plus partie de nos effectifs. Son licenciement a été fait en toute légalité. C'est le résultat d'une enquête réalisée avec la personne concernée, le personnel et notre avocat. »

Elle a également condamné les actions des soutiens : « Il est abject, je suis très en colère. Ils ne prennent pas connaissance de notre version et ils agissent sans connaître les faits. » Elle a évoqué des « agissements mesquins » tels que l'envoi de courriers et des messages collés sur la porte du centre.

Conséquences sur le bénévolat

En réaction, Geneviève Faivre a annoncé son départ : « Je suis bénévole depuis six ans à l'atelier couture et avec les adolescents et j'arrête malgré l'utilité de nos interventions. » Robert, un autre bénévole présent depuis une vingtaine d'années, ainsi que plusieurs adhérents ont également décidé de ne pas renouveler leurs adhésions, marquant ainsi leur désaccord avec la gestion de l'affaire.

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