Licenciée par SMS pendant sa grossesse : une entreprise condamnée
Licenciée par SMS pendant sa grossesse : condamnation

Un simple SMS, même agrémenté d'un emoji, n'a pas suffi à rendre ce licenciement acceptable. Une entreprise basée à Birmingham, au Royaume-Uni, a été condamnée à verser environ 108 000 euros de dommages et intérêts à une ancienne salariée pour discrimination, comme le rapporte The Independent. La femme avait été brutalement licenciée par texto en décembre 2022, alors qu'elle télétravaillait en raison de complications liées à sa grossesse.

Une grossesse compliquée dès le départ

La salariée occupait un poste de conseillère en investissements pour cette société depuis mars 2022. En octobre de la même année, elle a appris qu'elle était enceinte. Dès le début de sa grossesse, elle a souffert de fortes nausées, qui se sont aggravées par la suite. Une sage-femme lui a alors conseillé de se mettre en télétravail pour préserver sa santé et celle de son enfant.

Un échange de SMS déterminant

Le 26 novembre, son patron lui a envoyé un SMS pour prendre de ses nouvelles. « Horriblement mal », lui a-t-elle répondu. Malgré cette réponse, il lui a demandé s'il lui était possible de revenir travailler sur site pendant quelques jours la semaine suivante. « Je ne pense même pas pouvoir travailler de chez moi, encore moins aller au bureau », lui a-t-elle répondu, évoquant même une potentielle hospitalisation.

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La salariée n'a pas eu de réponse jusqu'au 1er décembre, lorsque son supérieur lui a envoyé ce message intrigant : « Nous devons trouver quelqu'un pour venir au bureau, car nous avons du retard. Je voulais juste te dire que j'espère que tu ne le prendras pas mal et que tu ne nous considéreras pas comme de mauvaises personnes. […] J'espère te revoir bientôt. On a plein de choses à se raconter en dehors du travail », a-t-il écrit. À compter de ce jour, son salaire n'a plus été versé.

La justice tranche en faveur de la salariée

Selon nos confrères, l'employeur a soutenu lors de l'audience que la femme n'avait pas été formellement licenciée par ce message. Mais le juge du travail a rejeté son argument : d'après lui, il est « objectivement clair » que ce SMS « a mis fin à la relation de travail ». Le tribunal a donc donné raison à l'ex-salariée, considérant son licenciement comme abusif et discriminatoire en raison de sa grossesse.

Cette décision souligne l'importance de la protection des femmes enceintes au travail et rappelle que les licenciements effectués de manière informelle, comme par SMS, peuvent être lourdement sanctionnés.

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