La Sorbonne bloquée par des étudiants contre Macron et Le Pen
Depuis mercredi, le site universitaire de la Sorbonne à Paris est bloqué par des étudiants qui dénoncent le « faux choix » du second tour de l'élection présidentielle opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Cette mobilisation, qui dure depuis plus de 24 heures, exprime un profond rejet des politiques sociales et écologiques des deux candidats, selon les manifestants.
Une contestation qui s'étend
L'occupation a débuté après une assemblée générale où les étudiants ont voté majoritairement en faveur du blocage. Le Figaro estime que entre 300 et 400 étudiants ont participé à l'occupation des lieux. En soutien, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment principal, déployant une affiche revendicative contre « Macron, Le Pen et leur monde ».
Parallèlement, un site de Sciences Po Paris, au 27 rue Saint-Guillaume, a également été bloqué par environ 150 étudiants. L'établissement a indiqué que les cours prévus sur ce site ont été basculés en distanciel, tandis que les autres sites fonctionnent normalement.
Montée des tensions et affrontements
Jeudi, la situation s'est rapidement dégradée. Les forces de l'ordre ont bloqué l'accès au bâtiment de la Sorbonne, empêchant les étudiants de tenir une nouvelle assemblée générale. Selon des témoignages rapportés par Le HuffPost, des objets tels que des chaises, des bouteilles et des imprimantes ont été lancés en direction des policiers.
Les affrontements se sont intensifiés en début de soirée. Les étudiants ont tenté d'empêcher la mise en place de barrières en fer par les forces de l'ordre, qui ont répondu par l'utilisation de gaz lacrymogène. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de tension, avec des nuages de gaz et des projectiles échangés.
Un cortège de manifestants est même parti dans les rues de Paris, scandant des slogans comme « à bas l'État, les flics et les fachos », illustrant la colère grandissante d'une partie de la jeunesse à quelques jours du second tour.
Un choc des générations
Cette mobilisation reflète un véritable choc des générations, où les jeunes expriment leur incompréhension face à la présence d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour. L'absence de propositions sociales et écologiques fortes de la part des deux candidats est au cœur des critiques.
La résignation de la jeunesse se transforme ainsi en action directe, avec des blocages qui symbolisent un refus de se plier à un choix électoral perçu comme limité. Cette contestation, bien que localisée, pourrait annoncer d'autres mouvements similaires dans les jours à venir.



