Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict ce mercredi. L'arbitre professionnel de Ligue 1 Abdelatif Kherradji, jugé le 7 août dernier, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales. La procureure de la République avait requis dix-huit mois de prison avec sursis.
Interdiction de contact et stage obligatoire
En plus de la peine de prison avec sursis, Abdelatif Kherradji se voit interdire d'entrer en contact avec la victime pendant trois ans. Il devra également effectuer un stage de lutte contre les violences conjugales. L'arbitre et son avocat ont toutefois réussi à éviter l'inscription de cette peine sur son casier judiciaire, ce qui aurait pu compromettre la suite de sa carrière au plus haut niveau du football français. Cela n'empêche pas la Fédération française de football (FFF) de le sanctionner si elle le juge opportun.
Les faits reprochés et la défense de l'accusé
L'ex-compagne de M. Kherradji l'accusait de l'avoir attrapée par le cou et violentée lors de la soirée du 13 mars, l'empêchant de quitter le domicile conjugal. À la barre, l'accusé s'est défendu avec vigueur, jurant que c'est sa compagne qui lui avait donné des coups au cours d'une dispute. Cette version n'a pas convaincu les juges, qui se réuniront le 19 mars 2027 pour fixer le montant des dommages et intérêts à verser à la victime.
Réaction de l'avocat de la partie civile
« C'est une victoire après un combat courageux mené par la partie civile, a réagi auprès de L'Equipe Olivier Morice, l'un des avocats de celle-ci. Je n'imagine pas un seul instant que les autorités du football acceptent que l'un de ses arbitres de Ligue 1 continue à arbitrer alors qu'il a été condamné pour violences conjugales. » Abdelatif Kherradji avait déjà rencontré des représentants de la Fédération pour évoquer cette affaire, mais il pourrait rapidement se retrouver à nouveau devant eux en cas de sanction infligée en marge du jugement par la FFF.



