Les 22 et 23 juin, l’ancien comédien de Nos années pension, James Champel, 38 ans, comparaît devant la cour criminelle de la Seine-Saint-Denis. Il est accusé d’avoir violé une jeune adolescente de 15 ans en 2023.
Une rencontre sur Snapchat
D’après Le Parisien, l’histoire commence sur Snapchat. James Champel discute pendant des mois avec Sarah (prénom modifié), une lycéenne de 15 ans. Ils ont alors 20 ans d’écart. Ils décident de se voir chez elle le 30 novembre 2023. La jeune fille l’avait pourtant bien prévenu : elle ne voulait aucune relation intime avec lui.
Sur place, l’acteur apporte du cannabis. Il essaie de l’embrasser et la touche mais elle le repousse. Il insiste, l’isole dans sa chambre pour un faux massage, et il revient à la charge : il commence « à l’embrasser tout en lui ôtant son haut et à poser ses mains au niveau de son sexe ». La jeune fille explique aux policiers qu’elle était paralysée par la peur. L’homme refuse même d’utiliser un préservatif, ce qui lui transmettra une maladie.
Insultes et menaces
L’affaire éclate quand Sarah en parle à ses parents, qui préviennent la police en décembre 2023. Avant cela, James Champel devient très jaloux et il insulte Sarah par message lorsqu’il apprend qu’elle discute avec un autre homme : « Tu m’as vendu la petite meuf modèle qui cherche son prince charmant alors qu’en vrai t’es une tepu » ; « Tu parles à quelqu’un qui sort de prison, ne l’oublie pas. Maintenant, assume juste que t’es une merde », relatent nos confrères.
Déjà condamné pour viol
Arrêté en avril 2024, l’acteur change de version plusieurs fois. Il nie d’abord le viol et parle de simples « préliminaires ». Ensuite, il avoue une relation mais dit que l’adolescente était d’accord, il continue en affirmant que leur grande différence d’âge ne le dérange absolument pas. Placé en détention provisoire depuis sa mise en examen le 25 avril 2024, il encourt aujourd’hui jusqu’à 20 ans de prison.
James Champel avait été jugé et condamné en 2019 à trois ans d’emprisonnement pour agression sexuelle en 2016 contre une coureuse dans un parc. Il a également été signalé à plusieurs reprises pour des cas de viol en 2011, de tentative de viol en 2016 et de violences conjugales en 2022. De plus, la police a trouvé des images d’enfants sur ses appareils, il se justifie et déclare vouloir « comprendre mentalement pourquoi les gens font ça ». Des échanges sur le site Coco ont aussi été découverts, avec des jeunes femmes mineures. Enfin, un expert psychologue en charge du dossier révèle que l’homme a des « difficultés à canaliser ses frustrations et ses pulsions, notamment sexuelles ».



