Une nuit de vandalisme sous l'emprise de l'alcool à Nantes
Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 février, deux individus, manifestement en état d'ébriété avancée avec un taux d'alcoolémie flirtant avec les deux grammes par litre de sang, ont commis une série d'actes de vandalisme dans les rues de Nantes. Les événements se sont déroulés boulevard de la République, une artère centrale de la ville, où leur équipée a pris une tournure aussi spectaculaire que dangereuse.
Un parcours chaotique marqué par la destruction
Les deux hommes ont d'abord dérobé un panneau de signalisation, avant de se diriger vers une agence immobilière située sur le même boulevard. Là, dans un geste de violence gratuite, ils ont fracassé la grande vitrine du commerce, causant des dégâts matériels importants et semant la consternation parmi les riverains et les commerçants du quartier.
Mais leur folle équipée ne s'est pas arrêtée là. L'un des deux individus, visiblement déterminé à pousser le bouchon encore plus loin, a repéré à l'intérieur des locaux un imposant pot de fleurs. Il a réussi à s'en emparer et a tenté de le traîner sur une quinzaine de mètres, probablement avec l'intention de le dérober.
Une fin de cavale guidée par les traces de sang
Cependant, cette entreprise hasardeuse a tourné court. En manipulant le lourd objet, l'individu s'est sérieusement blessé à la main, provoquant une importante effusion de sang. Contraint d'abandonner son butin sur place, il a fui avec son complice pour se réfugier dans un immeuble voisin.
La patrouille de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), alertée par les faits, n'a eu qu'à suivre les traînées de sang fraîches laissées sur le trottoir. Ces indices évidents les ont menés directement jusqu'à l'immeuble où les deux suspects s'étaient cachés, permettant leur interpellation rapide et sans résistance.
Des aveux limités et une comparution prochaine
Le principal auteur des faits, un jeune homme âgé de seulement 20 ans, a été placé en garde à vue. Interrogé par les enquêteurs, il a assuré ne se souvenir de rien, invoquant un black-out total dû à son état d'ébriété avancée au moment des événements.
Il devra néanmoins répondre de ses actes devant le délégué du procureur de la République. Sa convocation est fixée au 1er avril prochain. Lors de cette audience, il s'agira notamment de convenir des modalités d'indemnisation du préjudice subi par le propriétaire de l'agence immobilière, dont la vitrine brisée et les éventuels autres dégâts devront être intégralement réparés.
Cet incident rappelle une fois de plus les dangers liés à la consommation excessive d'alcool, qui peut conduire à des comportements irrationnels et destructeurs, avec des conséquences parfois graves pour les auteurs comme pour les victimes de ces agissements.