Une agression gratuite en pleine rue
Le tribunal judiciaire de Grasse a condamné un homme de 38 ans à 18 mois de prison pour avoir violemment agressé un adolescent de 15 ans, le 3 juin 2026 à Cannes. Les faits se sont déroulés rue d'Antibes, en plein centre-ville. L'agresseur, Janvier M., originaire de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), était en état d'ébriété au moment des faits, avec un taux de 0,53 mg d'alcool par litre d'air expiré.
Un casier judiciaire lourdement chargé
Janvier M. comparaissait libre sous contrôle judiciaire, malgré un casier judiciaire comportant 12 mentions. Il était notamment interdit de contact avec la femme qui l'accompagnait lors de l'agression. Excédé par le chahut de l'adolescent et de ses amis, qu'il accusait d'avoir insulté son ex-concubine, il a pris à partie le jeune homme.
Des violences injustifiées
Selon les témoignages, l'homme a asséné cinq gifles au visage de l'adolescent, avant de le frapper à coups de pied à plusieurs reprises. La victime a tenté d'esquiver sans riposter. Interpellé par la police municipale, l'agresseur a déclaré à la barre : "Je ne me souviens plus de rien, j'étais ivre."
La réaction du tribunal
La procureure a requis un an de prison avec mandat de dépôt, soulignant que "l'alcool ne justifie pas cette violence, cette humiliation". Le tribunal a suivi au-delà des réquisitions en condamnant Janvier M. à 18 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt à l'audience. Il devra également indemniser sa victime, absente lors du jugement.
Cette affaire rappelle que l'alcool n'est jamais une excuse pour la violence, et que la justice se montre de plus en plus sévère envers les agresseurs récidivistes.



