Alors que l'Ironman de Nice se déroulera ce dimanche 28 juin 2026, la famille de Joséphine Raulo, 75 ans, tuée le 16 juin 2024 lors de l'épreuve cycliste, attend toujours des réponses. L'accident s'est produit sur la promenade des Anglais, à un passage piéton, lorsqu'un participant amateur a percuté la septuagénaire. Grièvement blessée, elle n'a pas survécu.
Des versions divergentes sur les circonstances
Selon les organisateurs de la course, Joséphine Raulo aurait traversé la chaussée malgré les consignes de sécurité, provoquant la collision. La famille conteste cette version et pointe un défaut de signalisation et de sécurisation de la zone. Une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte en juin 2025, confiée à un juge d'instruction.
Mathieu Raulo, le fils de la victime, s'est constitué partie civile avec sa sœur et sa tante, témoin direct du drame. « Ma tante était présente au moment de l'accident. Selon elle, il y avait quelque chose de problématique au niveau de la signalisation », déclare-t-il à Nice-Matin. Il ajoute avoir vu des extraits de vidéosurveillance : « Cela m'a conforté sur l'absence de signalisation. Ça se passe sur un passage piéton, et ça semble confus. »
La famille ne nourrit pas d'hostilité envers le cycliste
Mathieu Raulo précise que sa famille n'a « aucun problème avec le coureur qui a percuté ma mère. Lui aussi s'est retrouvé dans une situation dramatique. » Il exprime du respect pour les compétiteurs et comprend les enjeux sportifs.
Joséphine Raulo, ancienne technicienne de laboratoire au CHU de Nîmes, était une femme sportive et prudente, « un véritable pilier » de la famille. « Elle était en pleine possession de ses moyens, extrêmement prudente », insiste son fils.
Un appel à la vérité judiciaire
À l'approche de chaque édition de l'Ironman, la douleur se ravive. « Les organisateurs mettent en avant un triathlon de très haut niveau, mais ils oublient parfois ce qui s'est passé cette année-là », regrette Mathieu Raulo. La famille attend que la justice fasse toute la lumière sur les circonstances de l'accident et que « chacun assume ses responsabilités, si des fautes ont été commises. »



