Incendie des Pennes-Mirabeau et de l'Estaque : enquête classée sans suite
Incendie Marseille : enquête classée sans suite, victimes en colère

Un an après le violent incendie qui a ravagé 750 hectares aux Pennes-Mirabeau et le quartier de l'Estaque à Marseille le 8 juillet 2025, l'enquête sur les responsabilités a été classée sans suite. L'annonce a été faite mercredi par le procureur d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.

Origine de l'incendie et absence de lien de causalité

L'incendie avait été provoqué par une voiture en feu sur l'autoroute. Selon le magistrat, « on n'a pas établi de lien de causalité entre le fait générateur de l'incendie, la voiture qui a pris feu, et la responsabilité pénale du conducteur ».

Des dégâts considérables et des victimes toujours sans logement

Les conséquences pour les habitants sont lourdes. Mathilde Favier, de l'association des victimes de l'incendie, précise : « En tout, 97 habitations ont été détruites ou partiellement détruites, en tout cas rendues inhabitables, et un an plus tard, personne n'a pu les réintégrer. » Elle dénonce également l'absence de secours pendant des heures : « Aujourd'hui on voit des incendies partout en France, au moment même où on se parle, et des pompiers qui sauvent des gens et des maisons. Nous, on n'a pas eu ça, on n'a eu personne, pendant des heures, aucun secours. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Critiques envers l'ancien préfet et la gestion des secours

Des reproches sont adressés à l'ancien préfet, qui avait pris le commandement des opérations de secours à la mi-journée. De son côté, le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, estime que lors de ce « feu d'ampleur, les forces se sont déployées correctement, il n'y a pas eu de morts, c'est l'essentiel ».

La colère des victimes et les enquêtes en cours

L'association des victimes exprime sa colère et son épuisement. Mathilde Favier déclare : « On est dans une situation intenable aujourd'hui, épuisés psychologiquement, physiquement et financièrement, et on a besoin de comprendre pourquoi. » Elle ajoute : « On n'a jamais eu des nouvelles des quelque 120 plaintes déposées, même pas un accusé de réception. »

Outre l'enquête classée à Aix, dont le parquet a commencé à notifier les plaignants la semaine précédente, une enquête a été ouverte à Marseille suite à une plainte contre le préfet de l'époque pour « non-assistance à personne en danger ». Le parquet de Marseille indique que l'« enquête est toujours en cours ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale