Une quarantaine de parents d'élèves de plusieurs écoles hyéroises ont été reçus en mairie ce jeudi matin, après les révélations de suspicion de violences sexuelles au centre aéré de l'école Françoise-Dolto lundi. Cette rencontre fait suite à la colère des parents et à des altercations avec des agents municipaux survenues mardi.
Un collectif de 92 membres à l'origine de la mobilisation
Dès le dépôt de leurs enfants à l'école, près de quarante parents se sont rassemblés devant l'Hôtel de Ville, à l'initiative d'un collectif créé spontanément lundi soir et comptant désormais 92 membres. Ce collectif est né à l'issue d'une réunion d'information sur les violences sexuelles animée par l'association Les Ami(e)s de Romy.
Partis du parc du Séminaire, les parents souhaitaient un temps d'échange avec leurs élus. Une demi-heure plus tard, ils ont été informés qu'ils seraient reçus « dans le calme et sans élever la voix ». La maire Véronique Bernardini, retenue à la Métropole, était représentée par son directeur de cabinet Nicolas Istace, le directeur général des services Thierry Maréchal et Claire Fontaine, directrice générale adjointe en charge de la vie scolaire.
Une heure et demie d'échanges jugés positifs
Les parents sont ressortis après une heure et demie d'échanges. « C'est très positif, la mairie veut jouer le jeu. On a mis plein de choses sur la table et ils sont d'accord pour travailler main dans la main avec notre collectif de parents », s'est félicitée Anne, figure émergente du collectif.
Parmi les demandes formulées : obtenir le planning de l'animateur suspecté sur les deux dernières années scolaires, car il officiait auprès d'enfants des écoles Françoise-Dolto, de l'Almanarre, mais aussi de Saint-Exupéry et Saint-Joseph. « C'est pour que ceux qui ne sont pas encore au courant puissent être alertés et sensibilisés. On a eu des remontées de parents dont les enfants dessinent des choses étonnantes. Il faut pouvoir engager la discussion avec eux », a expliqué la porte-parole.
Intégration des parents dans les groupes de travail
Les parents ont également souhaité faire partie du groupe de travail sur les nouvelles procédures de recrutement des animateurs et de suivi de formation, pouvoir intervenir dans les écoles de manière aléatoire, ou encore bénéficier d'un référent formé à recueillir la parole de l'enfant. « Les représentants de la Ville ont reconnu une mauvaise gestion de la communication mais ils veulent être désormais plus transparents. Ils souhaitent notamment mettre en place une nouvelle équipe en charge du bureau Jeunesse afin de porter de nouvelles idées », a apprécié Anne.
Ce vendredi après-midi, quatre parents d'élèves seront reçus par Claire Fontaine pour constituer un groupe de travail et plancher sur le futur cahier des charges. L'objectif est de mettre en place certaines mesures dès la rentrée de septembre.



