Hyères : agents périscolaires refusent l'amalgame après des accusations de violences sexuelles
Hyères : agents périscolaires refusent l'amalgame

Ce mardi, la ville d'Hyères a connu une journée sous tension après la révélation de faits de violences sexuelles présumés sur deux mineurs lors du temps périscolaire du mercredi à l'école Françoise-Dolto, comme l'avait rapporté Var-matin le lundi 22 juin. Des altercations et une bousculade entre parents d'élèves et agents municipaux ont émaillé la matinée aux abords de l'établissement.

Colère des parents sur les réseaux sociaux et dans la rue

Sur les réseaux sociaux, la colère des parents d'élèves s'est exprimée avec virulence. Certains n'ont pas hésité à communiquer l'identité et la photo de l'animateur suspecté. Cette colère s'est également matérialisée physiquement autour de l'école, avec des discussions houleuses. Des agents ont été accusés « de soutenir un pédophile » en raison de leur inaction et de leur silence présumés. Une bousculade aurait même eu lieu, sans faire de blessés.

Les agents reçus en mairie, droit de retrait évoqué

Heurtés par ces accusations, les directeurs de centres aérés, qui vont bientôt ouvrir leurs portes pour l'été, ainsi que des animateurs, ont été reçus en mairie dans la matinée. L'après-midi, des représentants syndicaux et des membres du collectif des animateurs hyérois ont pu, à leur tour, exprimer leurs inquiétudes. Une demande de droit de retrait a été évoquée, sans être activée, selon le cabinet du maire contacté par nos soins ce mardi soir.

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Les agents refusent tout amalgame

Dans un communiqué émis par la Ville, les agents exerçant en milieu périscolaire et dans les accueils de loisir de la commune (animateurs, Atsem, éducateurs) indiquent « refuser tout amalgame à leur encontre ». Ils se disent affectés par les accusations et les attaques personnelles dont ils font l'objet.

Appel au calme et à la présomption d'innocence

Conjointement, la Ville et les organisations représentatives du personnel communal « déplorent les tentatives de se substituer à la justice observées sur les réseaux sociaux, parfois sous couvert d'anonymat, sur la base de faits qui demeurent, à ce stade, supposés ». Un appel au calme et à la mesure est lancé, rappelant que « la personne mise en cause n'a pas été placée en détention provisoire à ce stade par l'autorité judiciaire » et que la présomption d'innocence doit être respectée.

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