Un Cévenol condamné à huit mois ferme pour avoir volé et égorgé cinq agneaux
Huit mois ferme pour avoir volé et égorgé cinq agneaux

Un Cévenol de 46 ans a été condamné mardi 30 juin par le tribunal judiciaire d'Alès à huit mois de prison ferme pour avoir volé et égorgé cinq agneaux sur le balcon de son logement, au Martinet, dans le Gard. Les faits remontent à la fin août, lorsque des voisins l'ont aperçu en train d'égorger et de dépecer les animaux, alertant les gendarmes.

Les faits : un vol suivi d'un abattage illicite

Un éleveur des environs, après avoir constaté la disparition de cinq de ses moutons et la fracturation de la porte de sa bergerie, a fait le lien avec les agneaux tués. Le prévenu, père de famille sans emploi, a reconnu avoir mis à mort les ovins dans des conditions illicites, hors abattoir, affirmant vouloir « remplir (son) frigo ». Cependant, il a nié les avoir volés ou avoir cambriolé le local de l'éleveur, déclarant : « Je ne les ai pas volés. Quand je les ai récupérés, ils étaient au bord de la route. »

Le parquet requiert quatre mois ferme

Le substitut du procureur de la République, Quentin Larroque, a souligné que le prévenu avait été « pris la main dans le sac », ajoutant : « Un mouton, ce n'est pas un sanglier, ce n'est pas un loup. De manière classique, ça appartient à un éleveur. En réalité, il se moque de nous. Il a volé ces moutons car il voulait se faire de la viande. » Le parquet a requis quatre mois de prison ferme pour l'ensemble des faits.

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La défense plaide la relaxe pour le vol

Me Sophie Bonnaud, avocate du prévenu, a mis en avant la situation familiale et financière difficile de son client, expliquant que « sur le moment, il n'a pas réfléchi ». Elle a plaidé la relaxe pour le vol, arguant que les moutons ne présentaient « ni marquage, ni tatouage » et que son client n'avait pas « la certitude, incontestable, que ces moutons appartenaient à quelqu'un ». Le tribunal n'a pas suivi cet argument et a condamné le mis en cause à huit mois de prison ferme, soit le double de la peine requise par le parquet.

Une peine alourdie par rapport aux réquisitions

Cette condamnation intervient alors que le prévenu purge déjà une peine de 18 mois d'incarcération pour des violences intrafamiliales. Le tribunal a estimé que les faits de vol et d'abattage illicite étaient établis, justifiant une peine plus lourde que celle demandée par le parquet.

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