L'affaire du homejacking violent survenu dans une maison de l'ancienne route d'Anduze à Nîmes continue de captiver la cour d'assises. Au deuxième jour d'audience, l'accusé Marc Zimmerman maintient fermement son innocence, malgré la découverte de son ADN sur un collier de serrage utilisé pour ligoter les membres de la famille victime. Les faits remontent au 23 janvier 2017, lorsque plusieurs malfrats armés, cagoulés et gantés ont pénétré dans le domicile familial, ligotant tous les occupants à la recherche d'argent liquide. Ils ont retourné la maison et dérobé plusieurs milliers d'euros dans un coffre-fort.
Un ADN qui intrigue la cour
La présidente Maryline Aristide a interrogé l'accusé sur la présence de son matériel génétique sur le lien en plastique. « Comment expliquez-vous que votre ADN a été retrouvé sur le serflex qui a servi à ligoter ? » a-t-elle demandé. Marc Zimmerman, un quadragénaire, a répondu : « Je ne peux pas l'expliquer, ce n'est pas possible. Je ne peux pas vous dire quand, où et comment. » Il a suggéré avoir pu toucher ce type de colliers dans un magasin de bricolage, mais cette explication n'a pas convaincu la cour.
Le métier de l'accusé en question
Le juge Bandiera a souligné que ces colliers de serrage sont peu utilisés dans le domaine de la mécanique, pourtant le métier de l'accusé. Ironie du sort, la victime, le père de famille aujourd'hui décédé, dirigeait un centre de contrôle technique. Par ailleurs, le dossier évoque la figure d'un bandit grenoblois exerçant également dans la mécanique, sans que celui-ci ne soit mis en cause.
Un interrogatoire tendu
L'avocat général Dominique Sié a enchaîné sur l'achat d'armes par l'accusé. « Avez-vous acquis un calibre ? » a-t-il demandé. Marc Zimmerman a répondu avec ironie : « Non, c'était un pistolet à gaz, je n'ai jamais eu d'arme de poing. J'ai eu un lance-pierres aussi. » Cette plaisanterie n'a pas été appréciée par l'accusation. L'avocat de la défense, Me Fontaine, a tenté de minimiser la portée de la preuve ADN, mais celle-ci reste un élément central de l'accusation.
L'audience se poursuit ce vendredi après-midi, la cour cherchant toujours à élucider l'énigme de cet ADN. Les victimes, profondément marquées par cette attaque, espèrent que la vérité éclatera.



