Harcèlement : il écrit à son ex depuis sa cellule, l'affaire renvoyée
Harcèlement : il écrit à son ex depuis sa cellule

Mickaël, 41 ans, déjà condamné à plusieurs reprises, a comparu détenu devant le tribunal de Montpellier pour avoir enfreint à sept reprises une interdiction judiciaire de contacter son ex-compagne, entre septembre 2025 et mai 2026 à Villeneuve-lès-Maguelone. Malgré cette interdiction, il lui aurait adressé des SMS, passé des appels téléphoniques et envoyé plusieurs lettres, y compris depuis sa cellule d'incarcération.

Des faits répétés malgré l'incarcération

Les violations se sont produites sur sept périodes distinctes, notamment en septembre et octobre 2025, puis entre février et mai 2026, alors qu'il était en partie détenu. À l'ouverture de l'audience, le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense. "Je veux retrouver un travail, reconstruire ma vie", a-t-il déclaré, exprimant son souhait de s'installer à Narbonne pour exercer comme électricien réseau, son métier d'origine. Il devra toutefois respecter une interdiction de séjour dans l'Hérault pendant trois ans ainsi que l'interdiction d'entrer en contact avec son ex-compagne. Le couple a une fille de 7 ans.

La défense plaide pour un contrôle judiciaire

Son avocat a sollicité le renvoi de l'affaire, indiquant que son client souhaitait s'expliquer plus précisément sur les faits reprochés. Selon lui, une grande partie des courriers était adressée "à sa princesse". Il a également demandé un placement sous contrôle judiciaire plutôt qu'un maintien en détention.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La victime terrorisée par une éventuelle sortie

De son côté, l'avocat de la partie civile a rappelé que, malgré quatre précédents jugements, les messages et appels avaient continué. "Il n'y a que lorsqu'il est incarcéré que je survis", a confié la victime. Son conseil a ajouté que "rien n'est plus traumatisant pour elle, elle est terrorisée par sa sortie".

Le parquet requiert la détention provisoire

Le procureur a insisté sur la répétition des faits, commis entre septembre 2025 et mai 2026, estimant que "même l'emprisonnement ne permet pas de faire cesser les infractions". Il a également rappelé que les différentes mesures judiciaires prononcées jusqu'à présent, ainsi que les sursis, n'avaient pas empêché la réitération des faits, démontrant selon lui une incapacité du prévenu à respecter les décisions de justice. Il a donc requis son maintien en détention provisoire dans l'attente de la nouvelle audience.

Décision du tribunal

Le tribunal a fait droit à la demande de renvoi. L'affaire sera examinée le 12 août 2026. D'ici là, Mickaël restera placé en détention provisoire.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale