Le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, a annoncé samedi que la grand-mère des deux enfants retrouvés morts à Gy, en Haute-Saône, est décédée après avoir reçu des coups de couteau d'une « grande violence ». L'autopsie des quatre corps, réalisée vendredi, a permis de préciser les circonstances du drame survenu mercredi soir.
Une hémorragie majeure et des signes de strangulation
Selon le communiqué du procureur, la femme de 74 ans est décédée des suites d'une « hémorragie majeure, consécutive à trois coups de couteau portés dans le thorax et l'abdomen ». Le médecin légiste a relevé que ces coups ont été portés avec une grande violence. Il a également constaté « sur le visage, les membres supérieurs et le thorax des ecchymoses consécutives à des coups portés ou à des saisies ».
Le procureur a ajouté que les constatations effectuées au niveau du cou sont « fortement évocatrices d'une strangulation manuelle, qui a pu participer au décès dans une moindre mesure ». Ces éléments confirment la violence extrême de l'agression subie par la victime.
Les enfants tués par arme à feu à courte distance
Les autopsies des deux enfants, âgés de six et dix ans, indiquent que leur décès est « directement en rapport avec un tir d'arme à feu unique sur chacun des enfants, porté à la face postérieure du tronc ». Le médecin légiste a conclu à un tir à courte distance, et aucune autre lésion suspecte n'a été relevée sur leur corps.
Le décès du père de famille, âgé de 42 ans, est également dû à un tir d'arme à feu unique, porté au menton, du bas vers le haut, probablement effectué à bout touchant. Le procureur privilégie l'hypothèse selon laquelle le père, en instance de séparation, aurait donné la mort aux trois autres personnes avant de retourner l'arme contre lui. Cet homme n'avait jamais été condamné pour des atteintes aux personnes.
Un drame filmé et envoyé à la conjointe
Le drame s'est déroulé mercredi soir au domicile de la famille, un bungalow situé à côté de leur maison en construction, sur les hauteurs de Gy, à une trentaine de kilomètres de Besançon. Selon Charles Martino-Herter, cousin du père de famille, qui appartenait à la communauté des gens du voyage, l'homme a commis le crime alors que sa belle-mère venait chercher les enfants. Il a précisé : « Il a filmé la scène et l'a envoyée à sa femme en lui disant : voilà ce que tu mérites ».
L'enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes de ce drame familial. Les résultats des autopsies seront intégrés au dossier, tandis que les proches des victimes devront faire face à cette tragédie.



