Depuis la découverte du corps sans vie du petit Emile le 30 mars 2024 dans le Haut-Vernet, ses grands-parents, Anne et Philippe Vedovini, affirment être la cible d'un harcèlement permanent. Selon leurs déclarations à BFMTV, ils ont été « broyés et jetés en pâture dans les médias » après les gardes à vue, et « il restera toujours des personnes soucieuses de nous faire du mal ».
Une soixantaine de plaintes déposées
Les grands-parents auraient déposé une soixantaine de plaintes pour des faits de menaces en ligne, courriers anonymes et autres actes malveillants. Leur avocat envisage de demander une protection judiciaire pour le couple, confronté à des inconnus persuadés de leur culpabilité dans la mort de l'enfant.
Un incendiaire condamné à deux ans de prison
Le 7 juillet 2026, un Marseillais de 78 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains à deux ans de prison ferme pour avoir tenté d'incendier la maison des Vedovini en mai 2026. Il espérait ainsi « relancer l'enquête » sur la disparition d'Emile. Les avocats des grands-parents se sont réjouis de cette peine, qui « pourra servir d'avertissement à ceux qui auraient les mêmes velléités de justiciers du net du dimanche ».
L'enquête se poursuit
L'affaire Emile avait débuté le 8 juillet 2023, lorsque l'enfant de deux ans et demi s'était volatilisé au Haut-Vernet, un hameau isolé des Alpes-de-Haute-Provence, où il était en vacances chez ses grands-parents. Les investigations n'avaient rien donné jusqu'à la découverte, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l'enfant à environ 1,7 km du hameau. En 2025, les grands-parents et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », avant d'être relâchés 48 heures plus tard.



