Inspection annuelle de la brigade de Beaumontois-en-Périgord : un bilan en demi-teinte pour 2025
Mercredi 4 mars, la gendarmerie de Beaumontois-en-Périgord a accueilli la commandante de compagnie de Bergerac, Sophie Chahed, pour son inspection générale annuelle. En poste depuis août 2025, l'officier a procédé à l'examen complet des activités de la brigade beaumontoise, dont le secteur s'étend sur trente communes et environ dix mille habitants.
Un bilan chiffré révélant des tendances contrastées
Le major Stéphane Chaudeur a profité de cette visite pour dresser un bilan détaillé des activités de son unité pour l'année 2025. Il a tout d'abord souligné que soixante-neuf pour cent des interventions ont été réalisées à l'extérieur de la brigade. « Le cœur de notre métier réside dans la surveillance des villages pour prévenir les cambriolages et dans le contrôle des routes pour limiter les infractions génératrices d'accidents », a-t-il expliqué. « C'est pourquoi le commandement nous demande d'axer nos services davantage sur le terrain extérieur, l'intérieur étant consacré à l'accueil du public et aux enquêtes. »
Évolution des chiffres de la délinquance
Les statistiques révèlent une situation en demi-teinte :
- Délinquance générale : une légère baisse est constatée avec 253 faits en 2025 contre 260 en 2024.
- Cambriolages : une augmentation significative est observée, passant de 23 en 2024 à 37 en 2025.
- Infractions routières : c'est la catégorie qui a connu la plus forte progression, avec 510 faits en 2025 contre seulement 334 en 2024. Parmi ces infractions, on dénombre 28 conduites sous l'emprise d'alcool (contre 19 l'année précédente) et 42 liées à la consommation de stupéfiants (contre 23).
Facteurs explicatifs et défis locaux
Le major Chaudeur a analysé ces chiffres en les contextualisant : « La Dordogne est une région attractive qui bénéficie d'un tourisme familial, orienté vers la visite des châteaux et bastides. Le tourisme festif se concentre plutôt sur la côte. Cependant, notre territoire attire aussi des personnes malveillantes, que l'on retrouve dans les parkings à la recherche d'objets de valeur dans les voitures. » Il a également noté une légère augmentation des plaintes pour tapage nocturne.
Concernant les infractions routières, l'officier a précisé : « Les touristes roulent souvent en admirant le paysage, et les camping-caristes circulent plus lentement que les autochtones. Cela nécessite une vigilance accrue et une prévention routière renforcée. »
Perspectives pour la brigade
La brigade, qui compte quatorze personnes, va connaître deux départs cette année. Un remplacement est programmé pour cet été, tandis que le second poste sera pourvu ultérieurement. Ces mouvements de personnel s'inscrivent dans le cadre du maintien des effectifs nécessaires pour faire face aux défis identifiés dans le bilan annuel.



