La préfecture de Gironde a partiellement levé, ce mercredi 13 mai, la quarantaine du paquebot de croisière en escale à Bordeaux. Les analyses confirment un épisode de gastro-entérite virale parmi les 1 747 personnes à bord. Si l'accès au quai est rétabli pour les passagers sains, 50 malades restent isolés après le décès d'un nonagénaire.
Un épisode de gastro-entérite confirmé
Le paquebot de croisière en escale à Bordeaux, confiné depuis ce mercredi matin 13 mai pour des raisons sanitaires, est bien le théâtre d'un « épisode de gastro-entérite », selon les résultats d'analyses épidémiologiques communiqués par les autorités. Suite à cette annonce, la quarantaine imposée aux plus de 1 700 personnes à bord du paquebot est partiellement levée.
« Les résultats de l'analyse épidémiologique des prélèvements biologiques réalisés » sur les malades d'un paquebot en escale à Bordeaux, « confirment qu'il s'agit bien d'un épisode de gastro-entérite d'origine virale », entraînant « la levée d'interdiction de débarquement » pour les non symptomatiques et le « maintien à l'isolement » pour les personnes contaminées, ont expliqué la préfecture et l'agence régionale de santé dans un communiqué commun.
Rappel des faits
Depuis ce mercredi 13 mai, plus de 1 700 personnes sont confinées sur un paquebot après le décès d'un passager, sur fond de suspicion de gastro-entérite. Il s'agit d'un homme de nationalité britannique âgé de plus de 90 ans, selon une information de Sud Ouest. Le navire revenait des îles Shetland avec plusieurs escales à Belfast, Liverpool et Brest.
Parmi les 1 233 passagers, en majorité des Britanniques et des Irlandais, une cinquantaine ont manifesté des symptômes. Des analyses sont en cours pour détecter la présence éventuelle de norovirus, selon la même source qui précise que 514 membres d'équipage sont également à bord.
Mesures sanitaires en place
Les autorités sanitaires ont mis en place un protocole strict pour éviter la propagation du virus. Les passagers asymptomatiques ont été autorisés à débarquer, tandis que les 50 malades restent isolés à bord du navire. Des équipes médicales sont présentes sur place pour surveiller leur état de santé.
Le décès du passager nonagénaire, bien que lié à des causes naturelles, a déclenché une vigilance accrue. Les analyses en cours visent à déterminer s'il s'agit d'un norovirus, un agent pathogène courant dans les épisodes de gastro-entérite à bord des navires de croisière.
Réactions des passagers
Les passagers sains, soulagés de pouvoir quitter le navire, ont exprimé leur satisfaction quant à la gestion de la crise. « Nous sommes heureux de pouvoir enfin débarquer. La situation a été bien gérée par les autorités », a déclaré l'un d'eux. D'autres, en revanche, restent inquiets pour les malades encore isolés.
La compagnie de croisière a présenté ses excuses aux passagers pour les désagréments et a proposé des compensations. Elle assure que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité sanitaire à bord.
Cet incident rappelle les défis sanitaires auxquels sont confrontés les navires de croisière, où la promiscuité favorise la propagation des virus. Les autorités locales et nationales restent mobilisées pour éviter tout nouveau cas.



