Un Gardois condamné pour avoir menacé et étranglé sa mère
Gardois condamné pour menaces et étranglement sur sa mère

Un homme de 30 ans, domicilié à Saint-Christol-lez-Alès, a été condamné ce lundi 1er juin par le tribunal d'Alès pour avoir menacé de mort et tenté d'étrangler sa mère. Les faits se sont déroulés le 19 mai, alors que le trentenaire préparait son anniversaire. Sous l'emprise de l'alcool et du cannabis, il s'en est pris à sa mère, qui résidait temporairement chez ses grands-parents après une opération chirurgicale.

Des menaces suivies d'actes violents

Selon les témoignages, le fils a proféré des menaces telles que "Je vais te tuer. Je vais la tuer. Je vais tuer ma mère." avant de saisir sa mère au cou pour tenter de l'étrangler. Il a également agressé son grand-père, qui se déplace en fauteuil roulant, en le poussant et en crachant sur lui. Lors de son interpellation, il était en état d'ivresse et sous l'effet du cannabis.

Des regrets tardifs

Lors de sa garde à vue, le prévenu a continué à proférer des menaces : "Elle ne mérite que ça. Je vais la butter cette p… !" Il a ensuite été hospitalisé en psychiatrie pendant huit jours avant d'être placé en détention provisoire. À l'audience, il a exprimé des regrets : "Je n'aurais pas dû le faire. C'est quand même ma mère. Je regrette vraiment ce que j'ai fait." Il a justifié son geste par l'énervement, expliquant que sa mère "à chaque fois, veut se mêler" et qu'il a "pété un plomb". Il a également exprimé une rancœur : "Elle n'a jamais été là pour moi ! C'est mon père qui m'a élevé."

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La mère défend son fils

Malgré les faits, la mère du prévenu a pris sa défense en larmes : "Il va très mal quand il est sous alcool ou sous drogue. Sinon, il n'est pas méchant." Le ministère public a cependant souligné la "gravité" des actes et décrit une "personnalité extrêmement inquiétante", requérant deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, et le maintien en détention.

La défense plaide pour un sursis

Me Karim Derbal, avocat du prévenu, a relayé les témoignages de proches décrivant son client comme "une personne très gentille, à l'aise avec sa famille", évoquant "sa descente en enfer avec l'alcool". Il a expliqué que la violence était due au retour de la mère dans la vie de son fils, mais a assuré que "ce qui est arrivé ce jour-là est totalement exceptionnel", plaidant pour un sursis probatoire. Le tribunal n'a pas suivi cet argument et a prononcé la peine requise, provoquant des pleurs dans la salle d'audience.

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