Gard : douze candidats recalés après une erreur de coefficient au concours
Gard : 12 candidats recalés après erreur de coefficient

Une erreur administrative aux lourdes conséquences dans le Gard

Le Centre de gestion (CDG) de la fonction publique du Gard a reconnu une grave erreur de paramétrage qui a bouleversé la vie professionnelle de douze candidats au concours d'assistant territorial du patrimoine et des bibliothèques. Ces personnes, initialement déclarées admises en mai, ont été brutalement recalées début juin après la découverte d'une erreur dans le coefficient de l'épreuve d'entretien.

De l'espoir à la désillusion

Sandra, candidate originaire de l'Aude, témoigne de ce choc psychologique : « Ce concours, c'est un an de travail et d'investissement, des épreuves difficiles. On espère. On vous dit que vous l'avez et puis, d'un coup, que vous ne l'avez plus ». Comme elle, onze autres candidats ont vécu cette douche froide administrative après avoir cru leur avenir professionnel sécurisé.

La situation est d'autant plus difficile que plusieurs candidats avaient déjà engagé des démarches concrètes suite à leur admission initiale. Marie, employée dans une commune de Haute-Garonne, explique : « Le conseil municipal a créé un poste de cadre B pour moi à la suite de ma réussite au concours. Depuis, on attend ». Ces candidats se retrouvent ainsi dans une situation professionnelle précaire, certains travaillant avec des contrats temporaires dans des musées ou bibliothèques.

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Des excuses jugées insuffisantes

Les responsables du CDG 30 ont présenté leurs excuses en évoquant la « gêne occasionnée », une formulation qui a profondément blessé les candidats concernés. Une candidate rhodanienne déchue réagit : « La formule est déplacée, maladroite. Le courrier est vide, inhumain. On a l'impression que c'est la SNCF qui se justifie pour un quart d'heure de retard de train ».

Anne Verneuil, présidente de l'association des bibliothécaires de France, s'insurge contre cette situation : « Cette erreur n'est imputable qu'au seul centre de gestion du Gard et ce sont les candidats qui en pâtissent, sachant qu'ils ont déjà engagé des démarches pour valider cet acquis qui n'en est plus un ». Elle souligne également les conséquences pour les recruteurs qui avaient anticipé ces embauches.

Une issue sans solution satisfaisante

Les candidats lésés envisagent un recours gracieux auprès du CDG 30, tout en sachant que leurs chances sont minces. Le centre gardois a en effet indiqué que les candidats malheureux ne seraient pas réintégrés, la réglementation ne permettant pas de déclarer plus d'admis que de postes ouverts aux concours.

Jean-Paul Corompt, directeur général adjoint du CDG, justifie cette position : « Nous aurions alors 90 candidats méritants bloqués dans leurs recherches d'emplois et autant de collectivités empêchées de recruter ». Il précise cependant qu'une injustice a été réparée : « Nous avons repêché les douze candidats injustement recalés par le premier classement qui était inexact ».

L'équipe du centre de gestion du Gard se dit « très affectée par cette regrettable erreur », mais cette déclaration sonne creux pour les douze candidats dont les projets professionnels ont été anéantis par une simple erreur de paramétrage. Cette affaire met en lumière la fragilité des procédures de concours administratifs et leurs conséquences humaines souvent sous-estimées.

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