Le 15 mai 2025, une fusillade a éclaté en plein jour dans le quartier de la Bottière à Nantes, faisant un mort et plusieurs blessés. Parmi les témoins, Mara, une habitante du quartier, livre un récit bouleversant de la scène à laquelle elle a assisté.
Un après-midi ordinaire bascule dans l'horreur
Ce jour-là, Mara se rendait au supermarché lorsqu'elle a entendu des détonations. Sur le moment, elle a cru à des pétards, mais très vite, la réalité l'a frappée : des hommes cagoulés tiraient sur un groupe de jeunes. « J'ai vu un garçon s'effondrer. Je me suis précipitée vers lui », raconte-t-elle, la voix tremblante.
Le geste de solidarité de Mara
Mara a tenu la tête du jeune homme, qui n'avait que 22 ans, dans ses bras. « Il me regardait, il essayait de parler, mais le sang coulait de sa bouche. Je lui disais de tenir bon, que les secours arrivaient. Mais il est mort dans mes bras, juste là, sur le trottoir. »
Les secours sont arrivés quelques minutes plus tard, mais il était trop tard. Le jeune homme, dont l'identité n'a pas encore été révélée, est décédé sur place. Deux autres personnes ont été blessées, dont une grièvement, et ont été transportées à l'hôpital.
Un quartier sous le choc
Depuis la fusillade, le quartier de la Bottière est sous le choc. Les habitants décrivent une ambiance lourde, mêlée de peur et de colère. « On ne se sent plus en sécurité, même en plein jour », confie une mère de famille. Les forces de l'ordre ont renforcé leur présence dans le secteur, mais la tension reste palpable.
Enquête en cours
La police judiciaire a été saisie de l'enquête. Selon les premiers éléments, la fusillade serait liée à un règlement de comptes entre bandes rivales. Les enquêteurs cherchent à identifier les auteurs, qui ont pris la fuite à bord d'une voiture volée. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade.
Mara témoigne pour ne pas oublier
Mara, elle, a tenu à témoigner pour « que les gens sachent ce qui se passe dans nos quartiers. Ce jeune, c'était quelqu'un de bien, il n'avait rien demandé. Il est mort pour rien. » Elle espère que son récit aidera à sensibiliser l'opinion publique et à faire pression pour que la violence cesse.
Cette fusillade est la troisième en moins d'un an dans le quartier de la Bottière, un secteur déjà marqué par des trafics de stupéfiants et des tensions entre groupes criminels. Les associations locales appellent à des mesures de prévention et à un renforcement de la présence policière.



