Dans la nuit du 29 au 30 août 2026, une fusillade a éclaté lors d'une rave party à Aarau, dans le nord de la Suisse. Le bilan est lourd : une personne est morte et plusieurs autres ont été blessées. La victime est une jeune Italienne de 22 ans, arrivée en Suisse pour refaire sa vie.
Une fusillade meurtrière en pleine rave party
La police du canton d'Argovie a annoncé dimanche qu'une femme de 22 ans avait succombé à ses blessures sur place. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés. Les motivations des tireurs, toujours en fuite, restent inconnues à ce stade.
La victime a été identifiée par la presse suisse comme étant Maria Spinelli, originaire d'Atri, une commune des Abruzzes en Italie. Les journaux n'ont donné que ses initiales, mais son nom complet a été révélé par les médias italiens.
Giorgia Meloni exprime sa compassion
La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a réagi au décès de la jeune femme. Dans un message publié sur X, elle a écrit : « J'exprime ma plus profonde compassion pour la mort de Maria Spinelli, la jeune Italienne restée victime de la fusillade tragique d'Aarau, en Suisse. Ma pensée va aussi aux autres blessés, parmi lesquels figurent deux citoyens italiens, et à toutes les personnes impliquées dans cette affaire dramatique. »
Selon nos confrères de La Repubblica, Maria Spinelli s'était installée en Suisse il y a quelques mois à peine. Un ancien enseignant se souvient : « Déjà à l'école, elle disait toujours qu'elle se sentait à l'étroit dans les Abruzzes et qu'elle voulait partir. Je garde le souvenir d'une femme déterminée, qui avait une idée claire de son avenir. » Une amie a confié : « Elle rêvait d'une nouvelle vie. »
Une passion pour la musique techno
Maria Spinelli venait d'un milieu modeste et difficile. Ses parents étaient séparés et l'argent manquait souvent, selon plusieurs connaissances. Elle avait quitté l'Italie pour s'installer à Oftringen, à quelques kilomètres d'Aarau, où elle travaillait comme serveuse dans des bars.
Malgré les privations de sa jeunesse, elle était décrite comme une jeune femme ouverte, aimant les enfants et passionnée de musique, notamment de techno. Un voisin raconte : « Dès qu'un concert était organisé quelque part, elle essayait d'y aller. Elle ne manquait aucune fête et sortait souvent avec ses amis. »
Les auteurs toujours en fuite
En fin de journée dimanche, les enquêteurs ont indiqué ne pas avoir identifié le ou les auteurs des tirs, malgré les auditions et prélèvements effectués sur place. Dieter Egli, haut responsable du canton, a déclaré lors d'une conférence de presse : « Nous ignorons encore qui est responsable de cet acte et quel en est le mobile. »
La traque des auteurs est menée dans tout le pays, en collaboration avec les pays frontaliers. L'Allemagne et la France ne sont qu'à quelques dizaines de kilomètres de la ville d'Aarau.



