Fuite d'eau catastrophique au musée du Louvre : l'aile Denon touchée, des œuvres potentiellement endommagées
Le musée du Louvre, déjà éprouvé par une série de malheurs récents, fait face à une nouvelle crise. Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 février 2026, une fuite d'eau massive a frappé l'aile Denon, abritant des trésors artistiques inestimables, dont La Joconde. Cet incident a nécessité l'intervention urgente des pompiers et a conduit à la fermeture exceptionnelle de plusieurs salles, perturbant gravement la visite du plus grand musée du monde.
Détails de l'incident et impact immédiat
Selon des informations confirmées par les syndicats CGT et CFDT du Louvre, l'infiltration d'eau a principalement affecté la salle 707, qui contient des œuvres majeures de la peinture italienne des XVe et XVIe siècles. Parmi les pièces exposées figurent des toiles de Bernardino Luini, Le Calvaire avec saint Dominique en prière de Fra Angelico, et Le triomphe de la peinture française de Charles Meynier. Une source a indiqué à BFMTV que des œuvres sont "a priori endommagées", bien que l'étendue des dégâts reste à évaluer.
La direction du Louvre, non joignable dans l'immédiat selon l'AFP, a publié un message sur son site internet indiquant : "Pour des raisons indépendantes de notre volonté, certaines salles sont exceptionnellement fermées". Cette fermeture a créé "de longues files d'attente", comme l'a précisé la CFDT, car la salle 707 est située sur un parcours menant à La Joconde en salle 711, perturbant ainsi la gestion des flux de visiteurs ce vendredi.
Contexte des récentes difficultés du Louvre
Cette fuite d'eau s'inscrit dans une série noire pour le musée le plus visité au monde. En octobre dernier, le Louvre a été victime d'un vol spectaculaire de 88 millions d'euros, suivi d'une fraude à la billetterie révélée jeudi, causant un préjudice de plus de 10 millions d'euros. De plus, une précédente fuite d'eau le 26 novembre a endommagé des centaines d'ouvrages de la bibliothèque des Antiquités égyptiennes. Depuis mi-décembre, le musée fait également face à un mouvement social de son personnel dénonçant les conditions de travail.
L'établissement de 73 000 mètres carrés, déjà sous pression, doit maintenant gérer les conséquences de cette nouvelle catastrophe, mettant en lumière les défis de préservation du patrimoine culturel français. Les syndicats et les autorités restent vigilants quant aux réparations nécessaires et à la protection des œuvres menacées.



