Fresques en hommage aux femmes vandalisées à Montpellier
Fresques hommage aux femmes vandalisées à Montpellier

À Montpellier, des fresques en hommage aux femmes, peintes fin août sous le Pont de Sète près de la gare Saint-Roch, ont été vandalisées à peine terminées. Dès le 3 septembre, quatre œuvres ont été recouvertes d'inscriptions tracées à la va-vite, et d'autres dégradations ont eu lieu dans la nuit du 6 au 7 septembre. Le collectif Ma Pop Favor, organisateur de l'événement, y voit une tentative d'intimidation.

Un événement autorisé et préparé

Le dernier week-end d'août, seize artistes locaux et internationaux se sont réunis à l'appel du Collectif Ma Pop Favor. Treize femmes et trois hommes, street-artistes, graffeurs et muralistes, ont couvert des palissades de chantier d'œuvres colorées. Les organisateurs avaient obtenu l'autorisation de repeindre ces espaces auprès des institutions. Ils avaient aussi pris contact avec les graffeurs présents sur place, leur proposant de rejoindre l'événement. « Il y a eu des contacts, puis ils ont finalement décliné », explique une organisatrice à Midi Libre.

Des dégradations rapides et des messages interrogateurs

Malgré ces précautions, une première tentative d'intimidation a eu lieu le jour de l'action des artistes. Puis, dès le 3 septembre, quatre fresques ont été recouvertes d'inscriptions. Le portrait de Glafira Ziegelmann, première femme interne des hôpitaux de l'université de Montpellier, a été couvert par un throw-up, un lettrage rapide à la bombe, arme de prédilection du mouvement « vandale ». Certains messages laissés sur les œuvres interrogent le collectif, comme « Touristes, rentrez chez vous » ou « Très bien la mise en valeur de la femme ».

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Le collectif dénonce une intimidation

Pour Mathieu Ducros, artiste et président du collectif Ma Pop Favor, il ne s'agit pas d'une simple guerre de territoire. « On connaît très bien les codes. On sait qu'une œuvre de rue est éphémère. Là, on parle d'intimidation. Et on s'interroge sur la volonté d'invisibiliser des femmes qui veulent prendre leur place dans cet univers », déclare-t-il. Il ajoute : « Rien ne peut justifier l'entre-soi ou l'appropriation par quelques personnes de l'espace public. Nous continuerons à peindre ! » Le collectif entend poursuivre ses actions malgré ces dégradations.

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