Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné, vendredi 28 août, un quadragénaire à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, pour avoir sectionné les freins de la voiture de son ex-compagne à Nailloux. La victime a échappé de peu à un accident potentiellement dramatique.
Une séparation sous tension après treize ans de vie commune
Après treize années de vie commune, la séparation du couple a pris une tournure inquiétante. Selon La Dépêche, l'homme a surveillé à plusieurs reprises le domicile de son ancienne compagne à Nailloux, au sud-est de Toulouse, avant de s'en prendre à son véhicule. Le 14 août, il a sectionné les freins de la voiture. Au volant, la victime a évité de justesse un accident grave. Quelques jours plus tôt, son véhicule avait déjà été rayé.
Arrêté le 24 août, l'homme a fini par reconnaître les faits. Devant le tribunal, il a affirmé avoir voulu empêcher son ancienne compagne de prendre la voiture, sans chercher à lui faire du mal : « J'ai été pris d'un coup de folie. Je ne me reconnais pas dans ces actes-là. Si je pouvais revenir en arrière, je me mettrais des claques, a-t-il expliqué. Je voulais que sa voiture ne démarre pas. Je ne voulais pas lui faire du mal à elle. »
Une « tentative d'assassinat » selon l'avocate de la victime
À la barre, la victime a décrit une relation marquée par les problèmes d'alcool de son compagnon. Elle avait quitté leur domicile le 13 juin et pensait que la séparation se déroulait sans conflit majeur. « Je ne comprends toujours pas qu'il ait pu me mettre en danger », a-t-elle témoigné en larmes. Pour son avocate, les faits relèvent d'une « tentative d'assassinat », notamment en raison de la surveillance du domicile et du choix de s'attaquer aux freins.
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Il devra suivre des soins, ne plus contacter ni approcher son ex-compagne et lui verser 3 800 euros de dommages pour son préjudice moral.
Des conséquences pénales et financières pour le prévenu
Cette condamnation illustre la gravité avec laquelle la justice toulousaine a traité cette affaire de violence conjugale. Le prévenu, qui a reconnu les faits après son interpellation, devra se soumettre à des soins et respecter une interdiction de contact et d'approche envers la victime. Le versement de 3 800 euros de dommages et intérêts vise à réparer le préjudice moral subi par son ex-compagne.



