Le club de l'En Avant Guingamp a annoncé mercredi soir le décès de Kenzo Kies, jeune footballeur professionnel de 21 ans, victime d'une noyade lundi en fin d'après-midi dans une zone de baignade interdite du Rhône, près de Lyon. Le jeune homme, en état de mort cérébrale, n'a pas survécu.
Un joueur talentueux et discret
« L'En Avant Guingamp a eu la douleur d'apprendre le décès de Kenzo Kies, jeune joueur du club. Guingampais depuis l'été dernier, il évoluait cette saison au sein de l'équipe réserve », a écrit le club breton dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux. Après des débuts à Lyon puis à l'AS Saint-Priest pendant une saison (2017-2018), Kenzo Kies avait rejoint le centre de formation de l'AS Saint-Étienne. « Pensionnaire du Centre sportif Robert-Herbin pendant sept années, joueur talentueux et jeune homme discret apprécié de tous, Kenzo Kies a perdu la vie dans des circonstances dramatiques », a ajouté le club du Forez. Il avait signé l'été dernier dans l'équipe de réserve de Guingamp mais, selon le club, a peu joué en raison de nombreuses blessures.
Les circonstances du drame
Les pompiers, contactés mardi par l'AFP, ont indiqué être intervenus lundi vers 18 heures, alors que le thermomètre affichait jusqu'à 38 °C, pour secourir quatre jeunes hommes qui se baignaient à un endroit où le fleuve fait des vagues, au niveau du parc de la Feyssine, entre Villeurbanne et Caluire-et-Cuire. Trois d'entre eux, en urgence relative, étaient sortis de l'eau au moment de l'arrivée des pompiers. Le quatrième, en train de se noyer, a été repêché en urgence absolue et conduit à l'hôpital. Il s'agissait de Kenzo Kies.
Une canicule meurtrière
La canicule exceptionnelle qui sévit sur la France a provoqué « 40 morts » par noyade depuis le 18 juin, « essentiellement des jeunes », a déploré mardi le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui présidait une cellule interministérielle de crise. Ce chiffre alarmant souligne les dangers des baignades dans des zones non surveillées, particulièrement en période de forte chaleur.



