La directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, a reconnu ce mardi une « troisième fuite » de données concernant les successions, survenue moins d’une semaine après l’annonce du vol de données sensibles de quelque 700 000 particuliers et entreprises. La « brèche » identifiée sur le portail dédié aux successions a depuis été « coupée », a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse.
Une fuite d’ampleur limitée selon le fisc
Amélie Verdier a estimé que cette nouvelle fuite « n’est vraiment pas du tout de la même ampleur » que l’attaque précédente. Les informations exposées seraient « beaucoup moins sensibles », comparables à celles que l’on trouve dans des « annonces légales » publiques, a-t-elle avancé. Aucun chiffre sur le nombre de personnes concernées par cette fuite n’a été communiqué.
Les hackers ZeroBytes revendiquent d’autres données
Parallèlement, les pirates responsables de la fuite de la semaine dernière, qui se présentent comme un duo français nommé ZeroBytes, affirment avoir également mis la main sur des données personnelles de plusieurs millions d’élèves français et de dizaines de milliers d’enseignants. Dans un message publié sur un forum, ils assurent avoir pu « absorber 346 millions de lignes » de données, incluant numéros de téléphone, adresses e-mail et adresses de domicile, remontant parfois jusqu’aux années 2000.
Réactions du ministère de l’Éducation nationale
Le ministère de l’Éducation nationale avait déjà rendu publique, le 31 juillet, « l’intrusion frauduleuse dont il a été victime » dans la nuit du 25 juillet et « l’exfiltration de données à caractère personnel qu’elle a pu entraîner ». Il s’agissait alors de données des « agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001 », sans chiffrer le nombre de personnels concernés. Ce mardi, le ministère affirme dans un communiqué que depuis fin juillet, « l’ensemble des personnels susceptibles d’être concernés ont été informés individuellement ».
Le ministère indique également que « des publications intervenues hier (lundi) font état de la mise en ligne de ces données et revendiquent la détention de données relatives à des élèves. Le ministère poursuit ses expertises techniques afin d’établir la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées ». Après l’intrusion du 25 juillet, une plainte contre X a été déposée auprès du parquet de Paris, et l’Anssi ainsi que la Cnil ont été saisies. Une enquête judiciaire est en cours, selon le communiqué.



