Le rappeur Fianso face à la justice pour des infractions routières graves
Ce jeudi 2 avril 2026, une audience chargée de tension s'est tenue au tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan, dans les Landes. Sofiane Zermani, l'artiste de rap connu sous le pseudonyme de Fianso, s'est présenté à la barre, vêtu d'un blouson noir et d'un jean gris, les mains derrière le dos, pour répondre de plusieurs infractions routières.
Des faits reprochés et un casier judiciaire chargé
L'homme de 31 ans est accusé de conduite sans permis, d'usage de stupéfiants en récidive et d'excès de vitesse. Interpellé en janvier 2025 sur l'autoroute A63, à hauteur de Labouheyre, il circulait au volant de sa Mercedes à plus de 180 km/h sous une pluie battante, alors que la vitesse était limitée à 110 km/h dans ces conditions météorologiques défavorables.
À la lecture de son casier judiciaire, qui comporte cinq mentions, dont des faits similaires en 2018 et 2022, ainsi qu'une suspension de permis en octobre 2024, l'atmosphère s'est tendue dans la salle d'audience.
Un échange tendu avec la magistrature
La présidente du tribunal a interrogé le prévenu : « Reconnaissez-vous les faits ? ». Sofiane Zermani a répondu : « Oui, madame. Je prends pleinement conscience de ce que j'ai fait et je ferai en sorte que cela ne se reproduise plus ».
La juge a ensuite demandé s'il pouvait fournir des analyses toxicologiques, à quoi l'artiste a répondu : « Je ne savais pas qu'il fallait en faire, mais je ne suis dépendant à rien », une déclaration soutenue par son avocat, Me Niels Capeyron. La magistrate a rétorqué : « Je dois donc vous croire sur parole ? », mettant en lumière les contradictions du dossier.
Le réquisitoire sévère du procureur
Le procureur a pointé du doigt la gravité des actes : « Est-ce l'usage de stupéfiants qui ne lui permet pas de constater sa vitesse ou de la mauvaise foi ? Dans les deux cas, c'est une manière d'échapper à sa responsabilité ». Il a ajouté, en insistant sur les risques pour autrui : « Si ça ne concernait que lui et sa sécurité… mais sur la route il y a d'autres personnes qui peuvent être impressionnées par une bombe qui arrive à toute allure ! ».
Une condamnation qui suit les réquisitions
Le tribunal a pratiquement suivi les réquisitions du parquet. Sofiane Zermani a été condamné à :
- 90 jours-amende à 100 euros
- Une amende de 750 euros pour l'excès de vitesse
- L'invalidation de son permis confirmée, avec interdiction de le repasser avant six mois
Malgré la demande de clémence de son avocat concernant la durée d'invalidation du permis, la peine a été maintenue. L'artiste dispose de quelques jours pour faire appel de cette décision.



